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ACROSPORT,         entrée par la démarche de création 

1. L'APPROCHE PAR COMPETENCES

 

L’approche par compétences consiste en un apprentissage plus concret, plus actif et plus durable. Elle est un des éléments clés des réformes actuelles pour adapter l’école  aux besoins de notre temps.

Il s’agit là d’une démarche dans laquelle sont engagés tous les systèmes éducatifs européens. Elle consiste à définir les compétences dont chaque élève a besoin pour passer à l'étape suivante de son parcours scolaire, pour accéder à une qualification et pour être préparer à l'apprentissage tout au long de la vie.

Objectifs EPS :

 

Une compétence, c'est un ensemble de connaissances, de savoir-faire et de savoir-être que l'élève doit pouvoir utiliser pour répondre à un problème précis.

 

Ex :

Un mécanicien d'automobile doit avoir appris des éléments de mécanique, de pneumatique et d'électronique, mais il n’est considéré comme compétent que s’il est capable d'utiliser toutes ces connaissances pour détecter et réparer la panne de votre voiture

 

 À l'École, on dit également qu'un élève acquis une compétence lorsqu'il sait quoi faire, comment faire et pourquoi faire (faire une proposition artistique) dans une situation donnée.

 

Création

Les procédés, les outils pour trouver leur partition corporelle

 

L’approche par compétences met donc l’accent sur la capacité de l'élève d'utiliser concrètement ce qu'il a appris à l'école dans des tâches et situations nouvelles et complexes, à l'école tout comme dans la vie. 

L'approche par compétences est liée à l'idée d'établir des socles de compétences pour certains moments du parcours scolaire. Ces socles regroupent les connaissances et les compétences indispensables que chaque élève devra avoir acquises pour passer d’une étape de son parcours à la suivante.

 

L'enseignement ne se réduit pas aux seuls socles de compétences. L’approche par compétences permet de différencier les apprentissages dans le double but :

1. d’assurer que tous les élèves développent les mêmes compétences essentielles, et

2.de développer des niveaux de compétences élargis selon les capacités individuelles des élèves.

Aux élèves plus forts sont proposés des apprentissages qui vont au-delà des objectifs fixés dans les socles de compétences (socles avancés). Aux élèves qui présentent des retards scolaires, l’enseignant ou l’équipe pédagogique proposer des activités de remédiation.

 

Les compétences ne remplacent pas les connaissances. Bien au contraire : les connaissances constituent les bases des apprentissages et l’école continuera d’y accorder une importance capitale. Cependant, l'approche par compétences vise plus loin : l'élève doit mieux apprendre à utiliser et à appliquer ses connaissances dans des situations nouvelles.

Les socles de compétences ne remplacent pas les programmes scolaires. Programmes et socles forment un ensemble indissociable :

 

- les programmes décrivent les objectifs que les élèves doivent atteindre,

–  les socles de compétences  déterminent les contenus à traiter en classe pour tendre vers les objectifs fixés.

 

Voilà pourquoi les programmes doivent être revus et adaptés aux exigences des socles. Ils deviendront ainsi moins chargés et plus abordables.

 

Pourquoi l'APC ?

Aujourd'hui, le temps des études ne suffit plus pour acquérir tout le savoir dont nous avons besoin pour vivre et travailler dans notre société en mutation constante. Longtemps on a cru que la solution consistait à augmenter le volume des matières et des programmes scolaires. Or, nous constatons aujourd’hui que, pour un grand nombre d'élèves, l'apprentissage est trop superficiel : ils ne savent pas appliquer ce qu’ils ont appris et ne possèdent donc pas la clé de la réussite scolaire ou professionnelle.

 

L’école  doit préparer ses élèves à une société de plus en plus complexe, à un marché du travail de plus en plus exigeant, caractérisé par la concurrence internationale. Pour cela elle doit s'assurer que chaque jeune acquière les compétences essentielles dont il a besoin pour être capable de continuer à apprendre après qu’il ne soit sorti de l’école, d’apprendre tout au long de la vie.

La motivation d’organiser les apprentissages par compétences résulte des analyses et constats qui interpellent l’école luxembourgeoise au plus haut degré :

 le constat que trop peu d’apprentissages scolaires sont conçus de manière à permettre aux élèves de mieux comprendre, de mieux se préparer à l’apprentissage tout au long de la vie et de mieux agir dans la société ;

la démotivation et le décrochage d’un nombre élevé d’élèves ;

 les taux de redoublement et le nombre élevé d’élèves quittant l’école sans qualification.

 

La plus-value de l’approche par compétences

Une meilleure préparation à la vie. Le citoyen de demain devra faire face à des problématiques complexes et multidimensionnelles dans une société en changement perpétuel. L’école doit en tenir compte : elle doit se tourner vers une méthode d’enseignement qui jette les bases d’un apprentissage tout au long de la vie et qui soit adaptée à ce monde en perpétuelle progression. Une méhode qui privilégie l'apprentissage par la compréhension et la mise en pratique, et non pas l'acquisition pure et simple d'une grande quantité de savoir. 

 

Des apprentissages plus actifs et plus durables. Trop souvent, il arrive que les élèves mémorisent des savoirs pour un devoir en classe, mais les oublient vite après. Ils ne retiennent qu’une infime partie de tous les savoirs qu’ils ont appris parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de les mettre en œuvre dans des situations authentiques qui ont du sens. En misant sur l’application des savoirs, L'approche par compétences prépare l'élève à étendre, de manière autonome, le champ de ses compétences et à poursuivre son apprentissage tout au long de la vie. 

 

Des programmes scolaires moins chargés. Jusqu’à présent, l’adaptation de l’école aux changements de la société et du monde du travail s’est toujours traduite par une extension des programmes scolaires. Ainsi, au fil des années, les programmes se sont alourdis sans que le temps disponible n’ait été allongé. Cette surcharge conduit à un apprentissage souvent superficiel et sans discernement.

 

Des objectifs clairement définis. Avec la définition des socles de compétences. l ‘école luxembourgeoise formule pour la première fois de manière précise ce qui est attendu des élèves à différents moments de leur parcours scolaire. Une importance particulière est accordée à la cohérence et à la continuité des compétences entre les différents ordres d’enseignement. Les exigences ainsi formulées seront claires et transparentes pour les élèves, les parents et les enseignants.

 

Une meilleure équité des chances. Les socles de compétences définissent un niveau commun de connaissances et de compétences que l’école s’engage à faire acquérir à tous ses élèves. Le but ne se limite cependant pas à l’enseignement de cette base commune : l’objectif est de qualifier tous les enfants au plus haut niveau possible compte tenu de leurs possibilités. Ainsi, les élèves plus forts pourront bénéficier d’apprentissages allant au-delà des objectifs visés dans les socles alors que d’autres qui présentent des retards scolaires profiteront des mesures d’appui nécessaires et bénéficieront de temps supplémentaire pour atteindre le socle.

 

Une évaluation plus nuancée et plus positive. De plus en plus les élèves n'apprennent pas pour apprendre, mais pour obtenir une note lors d'un devoir en classe, quitte à oublier rapidement les matières superficiellement mémorisées. Par ailleurs, dans le système d’évaluation actuel, les notes servent prioritairement à repérer les élèves qui ont des problèmes pour les orienter vers des filières moins exigeantes. Cette pratique n’est guère propice au développement de la motivation ni de la curiosité d’apprendre.

La mise en oeuvre de l'approche par compétences engage l'école luxembourgeoise dans un processus de réflexion et d'exploration de nouveaux modèles d'évaluation :

- L'évaluation doit être plus positive et non plus uniquement fondée sur l'appréciation à partir des erreurs. D'une part, elle doit servir à déterminer les points forts des élèves. D'autre part, elle doit permettre d'identifier les obstacles à l'apprentissage afin d'y remédier par les mesures pédagogiques adéquates. 

 

- L'évaluation doit rendre compte des progrès faits par l'élève. Elle doit se faire en deux parties. Dans la partie formative de l'évaluation, lélève est observé dans sa façon d'apprendre, dans sa progréssion et conseillé et guidé en vue d'atteindre les objectifs qui lui ont été fixés. Dans la partie sommative, l'élève est évalué pour vérifier s'il possède les compétences nécessaires pour accéder à l'étape suivante.

Le ministère a mis en oeuvre ou soutenu la mise en oeuvre d'un certain nombre de projets aussi bien à l'enseignement primaire qu'à l'enseignement post-primaire

 

Vers une évaluation plus nuancée et motivante

L’introduction de l’approche par compétences amène l’école luxembourgeoise à porter une vue plus nuancée sur l’évaluation.

Trop souvent les élèves apprennent dans le seul but d'obtenir une note suffisante ou de réussir leur année et oublient rapidement les savoirs mémorisés. Or, ce que nous voulons, c’est qu’ils acquièrent les connaissances et les compétences durables nécessaires pour la vie.

Notre système traditionnel des notes et des moyennes présente l'atout d'être un repère auquel sont habitués les élèves, les parents et les enseignants.

 

Cependant il a ses limites :

il permet de mesurer les acquis scolaires à un moment précis, mais il ne donne pas une image fiable et objective des progrès que fait l’élève dans le développement de ses compétences. Par exemple, une mauvaise note obtenue au début d’une année scolaire continue à grever la moyenne trimestrielle ou annuelle de l’élève, même si l’élève a fait des progrès et si à un moment donné de l’année il a développé la compétence qu’il n’avait pas encore acquise au début.

 

Pour être vraiment utile, l’évaluation ne doit donc pas se contenter d’une note chiffrée sur le bulletin. 

Elle doit donc tout d'abord documenter la progression de l'élève et sa façon d’apprendre (évaluation formative. Elle doit ensuite mesurer les acquis à des moments donnés (évaluation certificative).

 

 Les objectifs sont multiples:

-évaluer selon des objectifs précis,

- mieux aider l’élève à progresser,

- montrer ce qu’il est capable de faire et donc augmenter sa motivation,

- mieux cibler les interventions pédagogiques, -

- posséder des données fiables sur les forces et faiblesses afin de mieux informer l’élève et ses parents.

L'élève qui prend conscience de ses progrès développe du plaisir d'apprendre et sera plus motivé à se rattraper dans les domaines où il présente des lacunes et à se déplasser dans ceux où il excelle. C’est pourquoi nous devons nous tourner vers des formes d’évaluation qui valorisent les réussites, même partielles, beaucoup plus qu'elles ne sanctionnent les fautes.

Que ce soit en complément ou en remplacement des outils traditionnels, de plus en plus d’écoles ont déjà recours à des modes d’évaluation qui répondent à cette nécessité : portfolio, complément au bulletin, grille de compétences, …

 

 

extrait de l'article sur l'APC (Approche Par Compétences) :site du ministère de l'éducation nationale Luxembourgeoise :

http://www.men.public.lu/fr/grands-dossiers/systeme-educatif/approche-competence/

 

 

2.DONNEES PROGRAMMATIQUES

 

Compétence Propre n° 3 :

Réaliser une prestation corporelle à visée artistique ou acrobatique

 

comment ? Objectif ?

Livré un produit fini : une création.

Nous proposons de travailler « en référence à » ce qui est différent de travailler « à la manière de » on ne veut pas du copier coller mais faire émerger des attitudes et des capacités nouvelles, transformer la motricité des élèves en y associant un développement cognitif (donner du sens) / qu'est ce l'art du spectacle vivant aujourd'hui. Quel est le rôle de l'art ? Comment font les artistes pour créer?

 

Enjeux éducatifs :mettre les élèves en projet (court terme) , donner des clés de lecture aux élèves court et moyen terme) , des clés de compréhension du monde qui les entoure (long terme)

la démarche de création :Donner du sens par rapport à la référence culturelle

Lien avec les programmes :

 Contribuer au parcours Artistique et culturel de l'élève (cohérence verticale du collège au lycée Niveau 1 : procédé compo simple (cascade, unisson,questions-réponses ..

entrée /sortie pour gestion espace scénique (variable didactique) chercher vidéos

Niveau 2 : partition mathématiques /ressources des élèves profil la partition induit le mouvement

Niveau 3 : niv 1 + niv 2 +intention

Niveau 4 : les états, de corps stylisation

 

Lien avec le socle :

-Compétence 1 : Prendre en compte les propos des autres, expliquer son point de vue, rester dans le propos de l’échange.

→ être engagé dans sa danse, développer un imaginaire ,vouloir construire quelque chose et avoir envie de le partager avec un public.Faire une proposition artistique (différent du copier coller)

 

- Compétence 3 : L’acquisition d’une démarche d’investigation et la maîtrise de connaissances sur l’organisation, le fonctionnement et les possibilités du corps humain.

→ prendre conscience qu'en variant  les énergies (principalement 3) ,en variant les espaces de placements/déplacements ,en faisant sortir le mouvement de son axe vertical je peux rendre le mouvement singulier,Comment je peux utiliser son poids pour être en contact sécurisé avec un partenaire ?

 

-Compétence 5 : Acquérir une culture et une sensibilité artistique et s’ouvrir vers différents formes d’expression (histoire des arts).

Analyse vidéo d'une démarche de création, d'un processus, d'une intention. Comment on utilise les mouvements du corps les procédés de composition les formes de groupements pour communiquer ,transmettre un message, raconter une histoire. Quels éléments nous permettent de mettre en scène des corps pour raconter une histoire , faire une proposition sans parler ?

 

- Compétence 6 : Comprendre l’importance du respect mutuel, accepter les différences, participer à la réalisation d’une production collective. L'exercice de la citoyenneté vécue en actes dans les apprentissages en EPS. L’engagement dans différents rôles sociaux.

 → Encouragements et retours constructifs des spectateurs/chorégraphes. Grâce à des indicateurs. Aider à mener à bien le projet des camarades / projet collectif.

 

- Compétence 7 : Concevoir et mener un projet à son terme. Construction d’un élève plus autonome, plus responsable et capable de prendre des initiatives. L’élève apprend à concevoir et mener des projets jusqu’à leurs termes, à travailler en groupe .

→ Obligation de rendre un produit fini : une création en quatuor à présenter au groupe dans une échéance donnée

 

 Faire des choix judicieux en fonction des ressentis internes, de la forme du moment, des contraintes et consignes de création posées par l’enseignant

Lien avec les programmes :

 

3. Notre démarche pédagogique: présentation et justifications

 

1.Partir d'un objet d'étude (œuvre chorégraphique)

Ancrage culturellement référencé. Le support théorique,la référence culturelle  du cycle : analyse d'une création ou d'un extrait de création chorégraphique vidéo.

Objectifs :

Faire émerger la définition de l'activité : Niveau 1 : danser c'est ...

La compétence attendue :

Les indicateurs d'évaluation :

donner a l'elève la connaissance du resultat le deroulement (4 tableaux)

 

2.Mettre en scène à chaque leçon (rôle du prof)

Établir un code,position neutre,noir salle, lumière,rideau, utiliser le vocabulaire des arts du spectacle.

Rentrer dans une proposition dès l'échauffement (la mise en disponibilité)

A chaque leçon rajouter des éléments des contraintes pour introduire les paramètres du mouvement dansé (flux,poids,espace,temps,corps,relation aux autre ...)

 

2. Élaborer un cadre de composition clair et commun

Travailler sous formes de 4 tableaux chorégraphiques eux mêmes composé de consignes de création et de thème (ex : les solos,les duos …).

Proposer plusieurs consignes de création relié par un thème. pour contraindre tout en laissant libre sur le choix.

Les transitions entre chaque tableaux : entrée /sortie → niv 1, niv 4 → surprendre par les formes de groupements et les déplacements/ la gestion de l'espace du plateau

 

3. Mettre l'élève en projet

Énoncer le résultat attendu et les différents moyens , consignes de création à mettre en œuvre.

 

4  Évaluation par compétence :

filmer les productions à chaque leçon,il doit y avoir une présentation de la création en l'état au moins toutes les 2 leçons.

Utiliser les spectateurs pour faire émerger les points forts ,les points à retravailler, à améliorer.

Aider l'élève à se situer par rapport à résultat attendu. NA/ECA/A

 Comment savoir si l'élève a acquis la compétence ?  

Indicateur qualitatif /quantitatif :  nombre de consignes exploitées dans la création et qualité de l’interprétation (engagement, intention dans le mouvement) ça permet de voir si l'élève s'est inscrit dans la démarche de création ou s’il est resté sur le la démonstration.

pédagogie différenciée : en fonction de leurs capacités individuelles et collectives les élèves

 

5 Se rendre disponible pour les guider

Écouter leur projet

Tout ce qui n'est pas interdit est autorisé, se servir de toutes les propositions des élèves créer des amorces.

Faire évoluer :

par l'utilisation de procédés de composition

en jouant sur les constates de flux

d’espace

 

6 Les moyens d'évaluation :

- formative : évaluation par compétence, mettant en valeur les points forts de l'élève,les progrès de savoir ou il en est dans son projet

- sommative : vérification de l'atteinte de la compétence note chiffrée

Creer une dynamique de groupe: un mannequin challenge? 

 

 

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