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Chapitre 3: La danse entre narration et abstraction

Giselle, 1841

Nikolais, 1953

Beach birds for camera, 1993

Depuis la fin du 19 -ème siècle, certains chorégraphes ont choisi de ne plus raconter une histoire.

 

Définition des mots clefs

 

Narration/ raconter une histoire : récit développé dans une œuvre, exposé détaillé de faits et d’actions selon un fil chronologique. La narration implique nécessairement des personnages dont l’action est structurée dans le temps et dans l’espace.

S’affranchir : se libérer d’une dépendance, s’ouvrir des espaces de liberté, se distancier de, se détacher de…

De quelles manières : Comment ? Le pluriel appelle à prendre en compte une diversité de manières et invite à nuancer les catégorisations.

Pour quelles raisons : le pluriel invite à envisager des raisons de nature différentes (contexte économique, social, culturel, politique, composante psychologique)

 

Les axes de questionnements possibles :

  • S’affranchir de la narration, c’est se libérer de quoi ? D’un modèle structurant, d’un mobile, d’un vocabulaire, d’une conception du corps dansant
  • Le rapport entre danse et narration a changé au fil du temps : s’agit-il d’une évolution linéaire ?
  • Sous quelles influences les liens entre la danse et la narration ont-ils évolué ?
  • Avec le 20 -ème siècle est ce que toute préoccupation narrative disparait ?
  • Comment se manifeste cette distanciation avec la narration ?
  • Quelles caractéristiques de la narration la danse a-t-elle remises en question ?
  • Quels impacts sur le sens de la danse (signification, projet, intention…) et la relation au spectateur ?

Plan

D’une danse qui raconte a une danse qui s’exprime

  • La danse classique s’organise à partir du récit. La narration comme modèle structurant
  • A partir du 19 -ème siècle des chorégraphes prennent des distances avec la tutelle du récit
  • Le corps s’exprime plus qu’il ne raconte

Du re- questionnement de la narration comme modèle structurant à une posture de refus

  • La danse trouve sa singularité et va multiplier ses références autres que littéraires (danse multi référencée)
  • La danse ne se construit plus uniquement à partir du récit
  • Des chorégraphes adoptent une posture de refus de la narration

La danse d’aujourd’hui peut osciller entre narration et abstraction

  • Le panorama de la danse d’aujourd’hui révèle une multitude de démarches et de formes, entre narration et abstraction
  • Vers une liberté d’action chez un même chorégraphe. 

 

World café 1: comprendre la 1ere partie

https://www.laculturegenerale.com/schema-narratif/

 

A partir de l'analyse du shéma narratif définir ce qui relève de la narration dans les 3 oeuvres proposées

Table 1: Le lac des cygnes

Table 2: Giselle

Table 3: La Sylphide

Giselle, 1841

Le lac des cygnes, 1893

La sylphide, 1832

World café 2: comprendre la 2eme partie

Du re- questionnement de la narration comme modèle structurant à une posture de refus

  • La danse trouve sa singularité et va multiplier ses références autres que littéraires (danse multi référencée)
  • La danse ne se construit plus uniquement à partir du récit
  • Des chorégraphes adoptent une posture de refus de la narration

 

Réaliser des fiches résumées sur:

Table 1: Origines des propositions abstraites

Table 2: Cunningham

Table 3: Nikolais

Loi Fuller, 1892

Ballet triadique, 1922

Laban, 1926

La danse dite « abstraite ».

Dès l'aube du xxe siècle, l'Américaine Loïe Fuller s'intéresse aux progrès de la technique, notamment de l'éclairage électrique, pour créer un nouveau type de spectacles, les ballets cinétiques, où le corps des danseurs disparaît pour laisser place à des formes abstraites et colorées. Cette invention visuelle influencera profondément, dans les années 1950-1960, le chorégraphe Alwin Nikolaïs qui fera de la métamorphose de corps géométrisés par la lumière un art du spectacle à part entière. Mais ces symphonies chromatiques ont également inspiré des peintres, comme Sonia Delaunay, František Kupka, Vassili Kandinsky ou Filippo Tommaso Marinetti. Les gestes des danseurs et les mouvements des machines se confondent dans une ode à la vitesse et précipitent les corps dans la modernité. Toutes les avant-gardes seront fascinées par ces rythmes et la dynamique des lignes qui trouveront leur apogée dans le courant du Bauhaus dont l'Allemand Oskar Schlemmer est le chorégraphe attitré et son Ballet triadique (1922) l'œuvre emblématique. Ce corps mécanisé, « métrisé » pourrait-on dire, est aussi celui que développe Rudolf von Laban quand il le place au centre de sa figure en volume, l'icosaèdre, censée contenir toutes les directions possibles d'un corps en mouvement. Il trouve son écho dans le film Lecture from improvisation technologies (2011) du chorégraphe américain William Forsythe ainsi que dans une œuvre du Danois Olafur Eliasson réalisée pour l'exposition : Movement microscope (2011).

Nickolais, crucible

Cunningham

World café 3: construire la 3eme partie

La danse d’aujourd’hui peut osciller entre narration et abstraction

  • Le panorama de la danse d’aujourd’hui révèle une multitude de démarches et de formes, entre narration et abstraction
  • Vers une liberté d’action chez un même chorégraphe. 
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