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Vidéothèque
Les vidéos qui accompagnent les cours de danse du site, rassemblées par thème : extraits d’œuvres, conférences, reportages et épisodes des Antisèches. Chaque section correspond à un cours ; les QR codes des manuels renvoient directement à la vidéo choisie.
Sommaire
- 01 Des fondamentaux du mouvement à la démarche de création
- 02 Danse et biens culturels de consommation
- 03 Danse et nouvelles technologies
- 04 Danse et scénographie
- 05 Ma Giselle
- 06 La danse est-elle un art engagé ?
- 07 S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
- 08 La danse entre narration et abstraction
- 09 Danse et costume
- 10 Danse contemporaine et hip-hop
- 11 S'approprier les œuvres du passé
- 12 Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
- 13 La danse et les échanges interculturels
- 14 La danse et les autres arts
- 15 Danse et arts plastiques
- 16 La danse et les défis écologiques
- 17 La danse et le discours politique
- 18 La place du spectateur
Des fondamentaux du mouvement à la démarche de création
Fondamentaux du mouvement
Ce jeu chorégraphique permet de mobiliser les fondamentaux du mouvement. En alternant les rôles de meneur et de suiveur, les élèves explorent l’espace proche, le temps, le flux et la relation à l’autre.
Fondamentaux du mouvement
La conférence présente la danse comme un langage composé de gestes, de formes, de rythmes et d’états de corps. Elle aide à distinguer l’expression du danseur du travail de composition du chorégraphe, tout en interrogeant la place du spectateur dans la construction du sens.
Fondamentaux du mouvement
Cet épisode introduit les outils qui permettent de décrire et d’analyser un mouvement. Le poids, l’espace, le temps et le flux constituent une grille commune pour observer des danses très différentes.
Fondamentaux du mouvement
La vidéo accompagne l’étude de la kinésphère : l’espace accessible autour du corps sans déplacement. Elle permet d’observer comment un geste s’étend, se replie ou change de direction dans cet espace proche.
Fondamentaux du mouvement
Cette œuvre déplace la danse hors de l’espace scénique habituel. Le rapport du corps à la gravité, à l’architecture et au regard du spectateur permet de questionner ce qui peut devenir un lieu de danse.
Fondamentaux du mouvement
L’extrait donne à voir un contraste entre force et souplesse, résistance et adaptation. Il sert à analyser le poids, le flux et les qualités de mouvement, ainsi que la manière dont les corps rendent lisible la fable.
Fondamentaux du mouvement
Cette capsule aide à distinguer durée, pulsation, tempo, accent et rythme. Elle prépare les élèves à observer comment une phrase dansée peut suivre une structure sonore, la modifier ou s’en détacher.
Fondamentaux du mouvement
Classique, néoclassique, contemporain · L’épisode fournit des repères pour comparer ces trois écritures chorégraphiques. Il invite à regarder les appuis, la verticalité, les formes du corps, la relation au sol et la liberté du mouvement.
Fondamentaux du mouvement
Cet extrait sert de point d’appui pour observer le vocabulaire classique : précision des positions, verticalité, élévation et organisation de l’espace scénique. Il peut ensuite être comparé à Petite Mort pour repérer ce que conserve et transforme la danse néoclassique.
Fondamentaux du mouvement
Le duo conserve une grande maîtrise technique issue du ballet, tout en introduisant d’autres lignes corporelles et une relation plus mobile entre les partenaires. Les élèves peuvent analyser les appuis, les déséquilibres et les variations de flux.
Fondamentaux du mouvement
Ce documentaire apporte des repères sur la démarche de Cunningham et sur l’évolution de la danse contemporaine. Il éclaire notamment l’autonomie possible de la danse par rapport à la musique et la transformation de l’organisation de l’espace.
Fondamentaux du mouvement
La vidéo permet d’observer des mouvements et des relations spatiales sans chercher nécessairement un récit. Elle prolonge le documentaire en donnant aux élèves une matière concrète pour analyser corps, espace, temps et relations entre interprètes.
Fondamentaux du mouvement
Le battle met en évidence la virtuosité technique, les appuis au sol, les rotations, les arrêts et les changements rapides de dynamique. Il permet aussi d’étudier la réponse à l’adversaire et le rapport aux accents musicaux.
Fondamentaux du mouvement
L’extrait permet d’étudier comment le mouvement, les formations collectives et les directions du corps portent une dimension expressive et culturelle. Dans ton cours sur James Carlès, l’œuvre sert notamment à interroger les signes, les formes et les directions symboliques.
Fondamentaux du mouvement
La vidéo relie la danse à une organisation rythmique précise, la clave. Elle offre un support pour observer la relation entre musique, accents corporels et échanges entre danseurs.
Fondamentaux du mouvement
Cette vidéo constitue avant tout un support musical : son titre ne la présente pas comme une démonstration de tango dansé. Elle peut servir à faire repérer pulsation, accents et phrase rythmique avant une analyse de la danse de société.
Fondamentaux du mouvement
L’épisode met en regard deux démarches dans lesquelles le corps est au centre de la création. Il prépare la distinction entre performance, théâtre-danse, relation au public et travail avec les interprètes.
Fondamentaux du mouvement
Cet entretien donne accès à la parole de l’artiste et peut éclairer sa démarche personnelle. Il accompagne la partie du manuel consacrée à l’endurance, à la présence du corps et à la relation entre artiste et public.
Fondamentaux du mouvement
Cet extrait documentaire permet d’approcher le travail de Pina Bausch avec ses danseurs. Il fait écho au cours sur la place des expériences personnelles, des gestes du quotidien et des émotions dans sa démarche de création.
Fondamentaux du mouvement
Le reportage présente l’œuvre de Jean-Claude Gallotta et certains éléments de sa réalisation. Il sert à observer comment un projet chorégraphique associe mouvement, interprètes et choix de mise en scène ; pour une analyse précise de la danse, il faudra isoler les passages dansés.
Fondamentaux du mouvement
La pièce permet d’analyser la puissance du groupe, l’énergie des corps et la dimension rituelle du mouvement. Ton manuel l’utilise pour étudier la transformation d’une référence culturelle par une écriture chorégraphique contemporaine.
Fondamentaux du mouvement
Le duo transforme un sujet religieux en relation dansée entre deux femmes. Les élèves peuvent observer les contacts, les oppositions, les qualités de mouvement et les choix scéniques pour construire une interprétation argumentée.
Fondamentaux du mouvement
Le teaser donne un premier aperçu de corps marqués par le poids, la fatigue et la répétition de gestes simples. Il ouvre une analyse des rapports entre individu et groupe, mais sa brièveté demande de rester prudent sur l’ensemble de l’œuvre.
Fondamentaux du mouvement
L’extrait permet d’observer la répétition, l’unisson, les décalages et les variations d’une même séquence. Comme le souligne ton manuel, la respiration et la fatigue rendent perceptibles les différences entre les interprètes malgré la rigueur de la composition.
Fondamentaux du mouvement
Cette interprétation permet d’étudier la répétition d’un motif et sa montée progressive en intensité. Le rapport entre le soliste, le groupe et la musique offre un exemple clair de construction chorégraphique dans le temps et l’espace.
Fondamentaux du mouvement
Ici, la caméra participe à la composition : cadrages et changements de point de vue modifient la perception des danseurs. L’extrait permet d’étudier à la fois les formes évoquant les oiseaux, les relations de groupe et la différence entre une œuvre pour la scène et sa version filmée.
Fondamentaux du mouvement
Unisson, répétition, canon, cascade, contraste, accumulation, dialogue, contrepoint et lâcher-rattraper : découvrez comment ces procédés organisent les mouvements et les relations entre danseurs pour construire une chorégraphie.
Fondamentaux du mouvement
Le chorégraphe explique comment il transforme l’annonce faite à Marie en une rencontre dansée, où le sacré engage l’intimité et le bouleversement du corps.
Fondamentaux du mouvement
Un montage comparatif entre Countdown et les œuvres de De Keersmaeker pour observer les ressemblances dans les gestes, les décors et les cadrages, et interroger l’appropriation artistique.
Fondamentaux du mouvement
Avant le quart de finale de la Coupe du monde de rugby de 2007, les All Blacks exécutent leur haka. Voix, frappes, regards et formations rendent sensible la puissance du collectif.
Fondamentaux du mouvement
Une ressource autour du documentaire de David Mambouch pour découvrir le parcours de Maguy Marin et la transmission de May B, entre expérience corporelle, travail collectif et engagement artistique.
Fondamentaux du mouvement
De Duska Sifnios à Sylvie Guillem, cinq interprétations du rôle central dans le Boléro de Béjart permettent de comparer les présences et les qualités de mouvement au sein d’une même écriture chorégraphique.
Fondamentaux du mouvement
Dans un espace encombré de chaises, les corps avancent, se heurtent et cherchent un appui. Cet extrait du film Pina de Wim Wenders (2011) invite à distinguer ce que l’on observe, ce que l’on ressent et ce que l’on interprète, en prêtant attention aux mouvements, aux relations entre les danseurs et à l’espace.
Fondamentaux du mouvement
Un tutoriel pour construire un support clair : organiser les idées, mettre en valeur les termes essentiels, intégrer des images et insérer puis couper un extrait vidéo. Découvrez aussi comment exporter votre présentation en MP4 et l’envoyer par mail.
Danse et biens culturels de consommation
Biens culturels de consommation
extrait filmé / captation d’extrait. À regarder / mettre l’accent sur : l’accumulation d’objets, le décor d’open-space, les gestes répétitifs, les corps isolés et la critique de la société de consommation.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : la répétition des sauts, l’intensité physique, l’effet de groupe, l’épuisement, la frontalité et la transformation du geste viral en énergie scénique.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : l’origine du jumpstyle, les danseurs amateurs, la culture Internet, la circulation des gestes viraux et le passage d’une danse filmée en ligne à une œuvre chorégraphique collective.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : le contexte de création, le lien avec la Biennale de la danse, le propos critique de Maguy Marin, la dénonciation du néolibéralisme et de la surconsommation.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : la postmodern dance, le Judson Dance Theater, le refus du spectaculaire, le refus de la virtuosité et la critique du corps comme objet de consommation culturelle.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : les objets domestiques détournés, l’absurde, la neutralité du geste, le refus de la narration et la critique du corps spectaculaire.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : le dispositif de miroirs, les gestes quotidiens répétés, la saturation, la métaphore de la vitrine, le corps exposé et la question de l’œuvre critique devenue référence institutionnelle.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : les ressemblances de gestes, de cadrages, de costumes ou de dispositifs, la question de l’inspiration, de l’appropriation, du crédit et du pouvoir médiatique.
Biens culturels de consommation
Nature du support : documentgeois · présentation documentée en 2017 Nature du support : document d’analyse sur l’usage des œuvres, la reprise de dispositifs et les controverses autour du plagiat. À regarder / mettre l’accent sur : la frontière entre inspiration, reprise, dispositif commun et appropriation, ainsi que la difficulté à protéger une forme scénique ou chorégraphique.
Biens culturels de consommation
Nature du support : vidéo journalistique / vulgarisation critique. À regarder / mettre l’accent sur : les représentations du IN et du OFF, les clichés sur prestige, visibilité, hiérarchie culturelle, économie du spectacle, concurrence entre œuvres et perception du public. Ce support sert à ouvrir la discussion sur la manière dont les circuits culturels fabriquent de la valeur et des catégories.
Biens culturels de consommation
mis en regard avec L’Envol · Angelin Preljocaj / Air France · 2011 Nature du support : film publicitaire inspiré d’une œuvre chorégraphique. À regarder / mettre l’accent sur : la reprise du duo amoureux et de l’imaginaire de l’envol, la transformation d’un geste chorégraphique en image de marque, et la manière dont la publicité récupère la puissance émotionnelle de la danse pour vendre une valeur : élégance, rêve, voyage, confiance.
La Danse serpentine · Loïe Fuller · 1892 Nature du support : archive filmée / représentation filmée.
Biens culturels de consommation
À regarder / mettre l’accent sur : les voiles, la lumière, la transformation du corps en image, mais surtout la question de la copie et de l’imitation. Attention : la vidéo Numeridanse indique une réalisation en 1905 et précise qu’il ne s’agit pas de Loïe Fuller elle-même, mais d’une de ses imitatrices. C’est donc parfait pour traiter la question de la reproduction et de la propriété artistique.
Biens culturels de consommation
Nature du support : extrait filmé / captation d’extrait de l’œuvre. À regarder / mettre l’accent sur : la présence des robots NAO, les machines musicales, les gestes saccadés ou mécaniques, le mimétisme entre danseurs et robots, l’effet comique et l’empathie créée par les automates.
Danse et biens culturels de consommation
Robots, gestes viraux, réseaux sociaux, objets du quotidien, open-space : avec le No Manifesto, Robot!, To Da Bone et Ligne de crête, cet épisode montre comment la danse utilise des codes familiers pour révéler la consommation, la standardisation et l’aliénation des corps.
Danse et biens culturels de consommation
Médias, clips, publicité, réseaux sociaux, robots, danses virales : la culture populaire crée un lien immédiat avec le spectateur. Avec Robot! et To Da Bone, cet épisode montre qu’un code populaire devient matière chorégraphique et ouvre une réflexion sur la consommation des corps.
Danse et biens culturels de consommation
Les chorégraphes déplacent les codes populaires, les saturent, les rendent absurdes ou les refusent. Avec Ligne de crête, le No Manifesto et Carnation, cet épisode montre comment gestes ordinaires et objets domestiques révèlent les mécanismes invisibles du quotidien marchand.
Danse et biens culturels de consommation
Une œuvre peut critiquer la société de consommation tout en circulant dans ses circuits. D’Umwelt à la Danse serpentine, des affaires de plagiat au Festival d’Avignon, cet épisode interroge la diffusion, le droit d’auteur, la copie et l’appropriation.
Danse et biens culturels de consommation
Le clip « Countdown » de Beyoncé reprend des images quasi identiques à celles de Rosas danst Rosas. Comparez gestes, décors et cadrages, et interrogez la frontière entre inspiration, hommage et plagiat : qui peut revendiquer un geste chorégraphique, et comment le protéger ?
Danse et nouvelles technologies
Nouvelles technologies
Une narratrice virtuelle côtoie des danseuses et une chanteuse, sur fond de projections de paysages étranges. Observez comment projections, vidéo, lumière et son ne décorent pas la scène mais fabriquent un monde hybride, où coexistent corps réels, images et figures virtuelles.
Nouvelles technologies
Un film de 1905 où danse une imitatrice de Loïe Fuller. Observez les voiles qui prolongent le mouvement, captent la lumière colorée, ouvrent et ferment l’espace : la technologie de l’éclairage électrique transforme le corps en forme lumineuse en perpétuelle métamorphose.
Nouvelles technologies
Avec Paul Kaiser et Shelley Eshkar, Cunningham transpose des phrases chorégraphiées en silhouettes numériques animées par motion capture. Observez les danseurs réels et les formes projetées qui prolongent ou abstraient leurs trajectoires : la technologie augmente le regard du spectateur.
Nouvelles technologies
Le film en 3D de Wim Wenders, dansé par le Tanztheater Wuppertal. Observez comment la caméra, le cadrage, le montage et les lieux choisis organisent le regard à la place du spectateur : des détails et des angles impossibles depuis une salle, mais un point de vue imposé.
Nouvelles technologies
Le film de Thierry De Mey (1997) transporte la pièce de 1983 dans l’école RITO d’Henry Van de Velde, à Louvain. Observez comment couloirs, murs et ouvertures, angles de caméra et montage reconstruisent la chorégraphie : le film ne l’enregistre pas, il la recrée.
Nouvelles technologies
La première danse composée en partie avec le logiciel LifeForms. Cunningham manipule un corps virtuel, teste des positions, organise des enchaînements hors du studio. Observez le résultat sur les danseurs : la technologie intervient avant la représentation, dans l’invention même du mouvement.
Nouvelles technologies
La danse hip-hop virtuose de la compagnie Käfig rencontre les projections d’Adrien Mondot et Claire Bardainne. Observez le sol qui semble instable, creusé, traversé de matière virtuelle, et les danseurs qui construisent leurs gestes avec ces illusions : l’image devient partenaire.
Nouvelles technologies
Les mains deviennent des personnages qui touchent, attendent, désirent, hésitent, disparaissent. Filmées de près en direct et projetées, elles prennent une présence nouvelle. Observez le plateau devenu studio de cinéma : le spectateur voit à la fois le spectacle, le film et sa fabrication.
Danse et nouvelles technologies
Lumière électrique, cinéma, 3D, motion capture, logiciel, image numérique, caméra en direct : de la Danse serpentine à Kiss & Cry, cet épisode montre que les technologies ne sont pas de simples effets. Elles modifient la perception, l’écriture chorégraphique et la présence du corps.
Danse et nouvelles technologies
Avant de transformer l’écriture, la technologie change le regard du spectateur. De la Danse serpentine à Théorie des Prodiges, BIPED, Pina et Rosas danst Rosas, cet épisode montre le corps devenu apparition lumineuse, théâtre d’images ou mouvement augmenté par la caméra.
Danse et nouvelles technologies
Le logiciel devient outil d’écriture avec Trackers et LifeForms, l’image numérique partenaire du mouvement dans Pixel, la caméra en direct fragmente, agrandit et reconstruit le corps dans Kiss & Cry. Cet épisode montre comment les technologies transforment la composition chorégraphique.
Danse et scénographie
Scénographie
La scénographie de Chiharu Shiota tisse sur le plateau ses installations de fils rouges. Observez comment ce dispositif organise l’espace, enveloppe les interprètes et oriente le regard : la scénographie est-elle un décor, ou participe-t-elle pleinement à l’écriture de l’œuvre ?
Scénographie
La scénographie en danse est-elle simplement un décor, ou participe-t-elle pleinement à l’écriture chorégraphique ? Cet épisode pose la question qui traverse tout le cours, de La Bayadère aux dispositifs numériques.
Scénographie
Théâtre à l’italienne, décors peints en perspective, voile rouge de Nikiya autour du feu sacré, palette dorée de l’acte II, blanc du Royaume des Ombres. Observez comment décors, couleurs et musique de Minkus rendent le récit lisible : la scénographie sert l’illusion sans transformer le mouvement.
Scénographie
Les hautes murailles bleutées d’Enki Bilal évoquent une ville sous surveillance. Observez l’opposition des costumes, sombres et militaires d’un côté, ceux des « homeless » de l’autre, et la fluidité du pas de deux face à cet univers froid : le conflit est lisible avant même d’être dansé.
Scénographie
Filins et poulies donnent l’illusion du vol : la Sylphide apparaît, disparaît, semble suspendue. Observez le contraste entre le blanc vaporeux de son tutu long et le costume terrestre de James : décors, machineries et musique construisent un monde où l’illusion scénique est essentielle.
Scénographie
Qu’est-ce qu’une scénographie illustrative ? Dans les ballets narratifs, décors, costumes, couleurs et musique situent l’action, construisent un monde cohérent et facilitent la lecture du récit, sans transformer encore profondément l’écriture chorégraphique.
Scénographie
Six bennes déversent douze mètres cubes de terre sur le plateau. Observez les pieds qui s’enfoncent, les sauts qui perdent leur légèreté, le poids devenu visible, les costumes qui se salissent : le mouvement naît de la résistance du sol et de la confrontation des corps à cette matière.
Scénographie
De gros galets blancs aux formes molles, imaginés par Marie-Josée Pillet, installent un paysage tactile. Observez les danseurs qui s’y appuient, s’y déposent, s’y abandonnent : les appuis passent du sol aux volumes, la danse s’arrondit. La matière devient partenaire d’invention.
Scénographie
L’eau est l’unique matière scénographique. Observez une danse sans appuis, faite d’ondulations, de rotations et de suspensions, ralentie par la résistance de l’eau et rythmée par la gestion du souffle : le milieu aquatique ne cadre pas la danse, il en détermine les qualités.
Scénographie
Pas de plateau : la façade d’un immeuble devient surface de déplacement. Observez une simple marche rendue étrange par la verticalité, le corps en tension dans son harnais : le mur devient sol, la gravité n’est pas supprimée mais déplacée.
Scénographie
De grands panneaux verticaux et des harnais rendent le plateau tridimensionnel. Observez comment le hip-hop, danse d’ancrage au sol, se transforme dans une tension constante entre chute et élévation : la verticalité devient contrainte, moteur et source d’invention.
Scénographie
Une grande plateforme de bois s’incline, oscille, bascule ou tourne. Observez six interprètes qui glissent, chutent, s’agrippent, se rattrapent : traversés par la gravité et la force centrifuge, ils deviennent des « acteurs-vecteurs ». Le mouvement naît de la nécessité physique.
Scénographie
Sphères, cylindres, cônes, volumes rigides de métal ou de fil de fer : Schlemmer conçoit d’abord les costumes, puis la musique, enfin la danse. Observez comment la forme du costume détermine la fonction du mouvement : le costume n’est pas décoratif, il est structurant.
Scénographie
Une danseuse assise sur un banc, enfermée dans un tube de jersey qui ne laisse voir que la tête, les mains et les pieds. Observez les torsions et les étirements qui déforment le tissu : le geste naît de la restriction, la danse ne représente pas la douleur, elle la matérialise.
Scénographie
Dix danseurs évoluent dans un maillage de rubans élastiques qui tracent diagonales, arcs et intersections. Observez comment chaque mouvement tend ou contourne les lignes : l’espace devient prescripteur de chemins, et la scénographie conditionne la motricité même du corps.
Scénographie
Comment la scénographie peut-elle transformer le mouvement au point d’en devenir la source ? En modifiant la matière, la gravité, le costume ou la lumière, elle ne se contente plus d’accompagner la chorégraphie : elle génère une nouvelle écriture corporelle.
Scénographie
Les interprètes surgissent entre des panneaux, accomplissent une action brève et quotidienne, puis disparaissent. Observez la répétition mécanique et les miroirs qui fragmentent et dédoublent : la scène n’est plus un décor mais un mécanisme qui transforme le regard du spectateur.
Scénographie
Une maison de poupées aux proportions décalées, des masques aux yeux grands ouverts. Observez comment, privés de mimique, les interprètes amplifient leurs gestes : le corps devient le seul vecteur d’émotion, et la féerie se change en monde artificiel et critique.
Scénographie
Dans l’obscurité, lignes, vagues et pixels réagissent aux mouvements des danseurs grâce à un logiciel interactif. Observez le sol qui semble s’effondrer et le danseur hip-hop qui doit croire à une matière qui n’existe pas : la contrainte n’est plus matérielle mais perceptive.
Scénographie
Un écran semi-transparent entre la scène et la salle : danseurs réels, silhouettes numériques projetées et profondeur du plateau se superposent. Observez les avatars étirés, démultipliés, qui ne suivent pas toujours les gestes : chaque élément existe de manière autonome.
Scénographie
Maquettes, rails, caméras : les mains deviennent les personnages d’un monde miniature agrandi sur l’écran. Observez à la fois le plateau technique et l’image projetée : plus le dispositif montre le trucage, plus l’émotion grandit. La scénographie agit comme une loupe.
Scénographie
Derrière un miroir, seuls certains membres émergent dans la lumière : doigts, mains, avant-bras rouges, jambes zébrées de projections. Observez un corps jamais entier, recomposé en illusion visuelle : chez Nikolais, la lumière est un matériau chorégraphique à part entière.
Scénographie
Comment la scénographie peut-elle transformer notre regard plutôt que le mouvement lui-même ? En organisant l’espace, les images, la lumière ou les dispositifs numériques, elle devient un langage dramaturgique qui construit le sens de l’œuvre et oriente la perception du spectateur.
Ma Giselle
Ma Giselle
Akram Khan transpose Giselle dans le monde des travailleurs migrants exploités par des élites industrielles. Observez un langage du corps nourri de kathak et de contemporain, ancré dans le sol, traversé de secousses : chaque personnage est redéfini par des rapports de domination.
Ma Giselle
Au lever de rideau, une idylle insouciante : Giselle se laisse approcher avec naïveté, Albrecht charme en dissimulant sa condition. Observez la gestuelle vive et équilibrée, les portés légers, les lignes circulaires, le contact franc mais pudique des codes galants.
Ma Giselle
Un lien inégal entre jeu, désir et naïveté. Observez la gestuelle nerveuse, sautillante, ancrée dans le quotidien, les contacts francs, parfois intrusifs, et les déplacements rapides, presque accidentés : l’amour se construit dans l’urgence et le manque.
Ma Giselle
Albrecht appartient au monde des « élus », Giselle à celui des exclus. Observez des portés instables, un regard fuyant, des gestes retenus : les corps ne s’enlacent pas, ils se testent, se repoussent. Le contact passe par le poids et la force, l’amour naît dans la fracture.
Ma Giselle
Masilo mêle danse classique, contemporaine, rituels africains et gestes percussifs. Observez une Giselle qui refuse le rôle de victime : la légèreté devient percussion, et la fin abandonne le pardon romantique pour une décision assumée de rupture.
Ma Giselle
Devenue Wili, Giselle protège Albrecht au lieu de le perdre. Observez des portés lents, amples, presque aériens, les motifs du premier duo repris mais ralentis, et Giselle qui guide et relève Albrecht : le pardon, jamais dit, est tout entier contenu dans le mouvement.
Ma Giselle
Le ballet entier dans un univers réaliste et psychiatrique. Suivez le duo de Giselle et d’Albrecht à travers ses états extrêmes : désir, trahison, dérèglement, puis pardon. Au second acte, la nudité d’Albrecht devient un acte de renoncement et de renaissance.
Ma Giselle
Un regard sur la création de Giselle par Akram Khan avec l’English National Ballet. Repérez comment le chorégraphe redéfinit chaque personnage en fonction de rapports de domination, et comment le duo devient lutte, prise de conscience et reconstruction.
Ma Giselle
Les Wilis de Dada Masilo ne sont plus des esprits mais des femmes trahies, réveillées, en colère. Observez l’espace circulaire et rituel, les piétinements syncopés, les unissons dynamiques, les cris et les souffles : une révolte partagée, portée par le groupe.
Ma Giselle
Myrtha règne sur un espace nocturne et spectral. Observez son temps lent, précis, régulier, et le flux de ses gestes, contenus, jamais abandonnés : une autorité glacée, presque divine. Elle n’écoute pas, ne négocie pas : c’est une figure de loi, non d’émotion.
Ma Giselle
Myrtha ne flotte plus : elle marche lourdement, ancrée dans le sol. Corps anguleux, bras rigides, regard fixe, gestes secs et tranchants, au centre d’un décor nu et géométrique. Comparez avec Coralli et Perrot : la reine spectrale devient la gardienne d’un système.
Ma Giselle
Myrtha devient une leader rituelle. Observez son corps ancré, nourri de kathak : pieds qui frappent le sol, bras en figures circulaires tranchées, impulsions brèves. Au centre des cercles formés par les Wilis, elle ne juge pas seule : elle porte la colère du groupe.
Ma Giselle
Myrtha devient une sangoma, une prêtresse-guérisseuse : elle parle, crie, frappe le sol pieds nus, au centre d’un cercle de femmes trahies. Comparez avec Coralli et Perrot : la légèreté et la froideur laissent place à l’ancrage au sol et à la colère d’un groupe.
Ma Giselle
Du charme à la grâce du pardon. Observez la qualité du contact, clef de lecture du duo : à la fusion joyeuse du premier acte succède la distance tragique, avant que le duo ne renaisse dans l’épure du pardon. Le geste devient l’écho du cœur.
Ma Giselle
Le duo comme renaissance. Albrecht revient dépouillé, fragile. Observez un pas de deux fondé non plus sur le désir mais sur l’écoute et le soin : Giselle pose les mains sur son corps tremblant, le relève, le soutient. Pardonner, c’est oser toucher et être touché.
Ma Giselle
De la fracture sociale à l’intimité rituelle. Au second acte, c’est Giselle qui prend l’initiative du contact. Observez la circularité retrouvée, la lenteur, les étreintes brèves, une gestuelle jamais relâchée : le contact n’est plus possession mais offrande.
Ma Giselle
Danser la rupture et l’insoumission. Observez le pas de deux devenu duel : pas de portés, mais des rebonds, des coups de bras tranchants, des fuites nettes. Giselle ne veut pas être sauvée ; au second acte, elle confronte le Prince à sa faute, sans pardon.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Une production de la séquence Ma Giselle. Chaque élève a choisi un moment de l’œuvre, une version de référence (Coralli et Perrot, Mats Ek, Akram Khan ou Dada Masilo) et une intention. Observez comment ces choix se lisent dans le mouvement.
Ma Giselle
Un duo d’élèves de la séquence Ma Giselle. Observez les types de contact choisis (fusion, opposition, domination, absence de contact) et l’état de la relation entre Giselle et le Prince : séduction, rupture, pardon ou refus du pardon.
Ma Giselle
Une production d’élève de la séquence Ma Giselle : danser sa Giselle, sa Myrtha ou le duo. Observez les choix de l’interprète : qualités de mouvement, rapport à l’espace et à la musique, et ce qu’elle emprunte aux versions étudiées.
Ma Giselle
Un travail en cours du groupe : les recherches individuelles sont reprises et recyclées par le collectif. Observez comment des solos et des duos inspirés des différentes versions de Giselle se combinent dans une même composition.
La danse est-elle un art engagé ?
La danse est-elle un art engagé ?
La danse est-elle un art engagé ? Cet épisode pose le sujet du cours : comment les chorégraphes des XXe et XXIe siècles dénoncent-ils les dérives de la société dans leurs œuvres ? Il éclaire les mots clefs avant la construction de l’argumentation.
La danse est-elle un art engagé ?
Figure de l’art performance, Marina Abramović repousse les limites du corps et de l’esprit. Repérez les trois axes de son engagement : les limites physiques et psychologiques (Rhythm 0, 1974), la critique sociale et politique (Balkan Baroque, 1997), la connexion entre les êtres (The Artist is Present, 2010).
La danse est-elle un art engagé ?
Une première approche de l’œuvre de Kurt Jooss, créée en 1932 au cœur de l’entre-deux-guerres. Observez les diplomates autour de la grande table verte et leur danse mécanique : contexte social, costume, posture et thème, comme dans l’activité d’observation.
La danse est-elle un art engagé ?
Du début du XXe siècle aux années 1960, la danse se fait le miroir des tensions de son époque : les chorégraphes dénoncent la guerre, l’indifférence face à la souffrance, la censure et les normes imposées aux femmes. La danse ne divertit plus seulement, elle devient critique sociale et politique.
La danse est-elle un art engagé ?
Isadora Duncan rejette les conventions du ballet classique : ni corset ni costume restrictif, mais des vêtements amples et « une danse libre dans un corps libre ». Observez une danse naturelle, inspirée de la Grèce antique et de la nature, qui valorise l’émotion et l’improvisation : un geste d’émancipation féminine.
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi l’œuvre « La table verte » de Kurt Jooss est une œuvre politique engagée ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi l’œuvre « Lamentation » de Martha Graham est-elle une œuvre engagée ?
La danse est-elle un art engagé ?
L’œuvre « Blank Placard Dance » de Anna Halprin en 1967 : une œuvre engagée.
La danse est-elle un art engagé ?
L’œuvre « Blank Placard Dance replay » de Collod en 2016 : un déplacement des revendications.
La danse est-elle un art engagé ?
Aux XXe et XXIe siècles, la danse donne une voix à ceux que la société opprime ou rend invisibles : la communauté afro-américaine, l’homosexualité, les enfants-soldats. En s’appuyant sur leur propre culture ou en réécrivant les grands ballets, les chorégraphes font de la danse une lutte pour les droits.
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi l’œuvre de Alvin Ailey est une œuvre engagée ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi la chorégraphie « Revelations » d’Alvin Ailey en 1960 utilise la danse comme moyen d’expression d’une minorité et une lutte pour les droits de l’homme ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi le lac des cygnes de Matthew Bourne cristallise la lutte contre l’homophobie ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi la chorégraphie « Swan Lake » de Dada Masilo utilise la danse comme moyen d’expression d’une minorité et une lutte pour les droits de l’homme ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi « Réalité(s) » de Gervais Tomadiatunga utilise la danse comme moyen d’expression d’une minorité et une lutte pour les droits de l’homme ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi le krump donne-t-il une voix à la jeunesse des quartiers défavorisés de Los Angeles ?
La danse est-elle un art engagé ?
Depuis les années 2000, les chorégraphes s’emparent des enjeux qui concernent toute la planète : urgence écologique, surconsommation, pouvoir des médias et de l’argent. L’œuvre de Maguy Marin montre que la danse peut confronter le spectateur à ses propres responsabilités et l’appeler à agir.
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi la pièce « Umwelt » de Maguy Marin impose aux spectateurs des Prises de Conscience et Appels à l’Action sur les défis écologiques ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi la pièce « Ligne de crête » de Maguy Marin dénonce un des enjeux de notre temps, la surconsommation ?
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi le film « l’urgence d’agir » basé sur l’œuvre de Maguy Marin dénonce les enjeux de société.
La danse est-elle un art engagé ?
En quoi la dernière pièce 2023 de Maguy Marin cristallise-t-elle la dimension d’art engagé ?
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Giselle incarne la pureté et l’innocence des héroïnes romantiques : mouvements gracieux, presque flottants, ports de bras fluides, arabesques aériennes. Observez la légèreté du travail sur pointe et la douceur des gestes : ce sont les codes que les relectures vont renverser.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
La trahison d’Albrecht révélée, Giselle perd la raison et succombe. Observez comment la pantomime et la danse traduisent la folie à l’intérieur des codes romantiques. Gardez cette scène en mémoire : chez Mats Ek, la folie devient le cœur de l’œuvre.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Une gestuelle haute, verticale et symétrique : pas glissés, arabesques tenues, bras déployés comme des ailes. Myrtha semble flotter, le visage impassible, et trace des lignes droites et des courbes parfaites. Repérez ces codes romantiques pour mesurer ce que les relectures transgressent.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Myrtha règne sur un espace nocturne et spectral. Observez son temps lent, précis, régulier, et le flux de ses gestes, contenus, jamais abandonnés : une autorité glacée, presque divine. Elle n’écoute pas, ne négocie pas : c’est une figure de loi, non d’émotion.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
La musique d’Adolphe Adam associe des motifs mélodiques aux états d’âme des personnages, un leitmotiv que Tchaïkovski admirait et reprendra dans Le Lac des cygnes. Écoutez comment la partition accompagne le passage du village vivant au monde froid des esprits.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Les codes de départ : le ballet romantique.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode analyse la version de référence de Petipa et Ivanov : les codes du ballet classique, la place du corps de ballet, la dualité Odette et Odile, le rôle de la scénographie. Écoutez-le avant de comparer les relectures.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Les codes de départ : le ballet classique.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Observez le contraste entre les deux cygnes. Odette évolue dans un temps suspendu, au flux continu ; Odile danse sur un tempo vif, aux gestes tranchants. Partout, les danseurs gomment les appuis pour donner l’illusion d’un corps aérien, dans des lignes symétriques.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Ce solo a fait la célébrité d’Anna Pavlova et a fixé l’image de la ballerine en cygne. Observez la légèreté et la fragilité du corps : c’est cette image que Matthew Bourne cherche à effacer en confiant les cygnes à des hommes.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Myrtha ne flotte plus : elle marche lourdement, ancrée dans le sol. Corps anguleux, bras rigides, regard fixe, gestes secs et tranchants, au centre d’un décor nu et géométrique. Comparez avec Coralli et Perrot : la reine spectrale devient la gardienne d’un système.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Les Wilis deviennent des femmes internées en institution psychiatrique. Observez la gestuelle angulaire, saccadée, proche de la danse-théâtre, et le pas de deux transformé en confrontation physique : la danse exprime une lutte plus qu’un échange amoureux, dans un décor dépouillé.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Myrtha devient une sangoma, une prêtresse-guérisseuse : elle parle, crie, frappe le sol pieds nus, au centre d’un cercle de femmes trahies. Comparez avec Coralli et Perrot : la légèreté et la froideur laissent place à l’ancrage au sol et à la colère d’un groupe.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Masilo renverse tout : la légèreté devient percussion, les Wilis deviennent des esprits vengeurs, la fin abandonne le pardon romantique. Observez la fusion de la danse classique et de la danse africaine, qui fait de Giselle une œuvre ancrée et communautaire.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Akram Khan transpose Giselle dans le monde des migrants exploités. Cet épisode montre comment la danse, nourrie de kathak et de contemporain, fait émerger un langage du corps marqué par l’exil, la frontière et la mémoire collective.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Myrtha devient une leader rituelle. Observez son corps ancré, nourri de kathak : pieds qui frappent le sol, bras en figures circulaires tranchées, impulsions brèves. Au centre des cercles formés par les Wilis, elle ne juge pas seule : elle porte la colère du groupe.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
En rupture avec la féerie de Petipa et Ivanov, Mats Ek propose une lecture psychologique de l’œuvre. Cet épisode montre comment les corps lourds et les mouvements fragmentés font du cygne une figure intérieure, révélant les conflits du Prince.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Observez l’espace fragmenté, asymétrique : les danseurs quittent les lignes géométriques du ballet classique pour des zones irrégulières de la scène. Le temps alterne lenteur et éclats saccadés, au rythme des tensions du prince. Le lac devient un espace mental.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Le corps emprunte au geste quotidien (marcher, s’asseoir, se relever, tendre la main) et le transforme par l’exagération et la répétition. Observez le poids terrien, les appuis francs, les chutes amorties : loin de l’apesanteur idéalisée de la version classique.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Comparez avec le corps de ballet d’Ivanov et ses lignes symétriques. Ici, le flux est lié mais traversé de ruptures : un geste fluide s’interrompt par un arrêt net, un déséquilibre, une chute volontaire. Les transitions ne sont plus fondues, elles sont montrées.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Une relecture radicale du ballet de Petipa et Ivanov : cygnes masculins, corps puissants, critique du pouvoir et des normes sociales. Cet épisode explique pourquoi cette version dérange et comment un ballet classique devient un manifeste chorégraphique.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Les cygnes sont tous des hommes. Observez le flux nerveux, pulsé, les bras qui se contractent, frappent l’air, griffent, les descentes au sol violentes. Bourne voulait exprimer le côté violent des cygnes, loin de la ballerine qui glisse sur l’eau.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Observez l’opposition entre les scènes de cour, rigides, aux mouvements hachés et cadencés, et celles du rêve, plus vastes et libératrices. Le duo du prince et du cygne devient une scène d’amour et de lutte : peu de pantomime, tout passe par le regard et le contact.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Dada Masilo confronte la tradition classique occidentale aux danses africaines. Cet épisode montre comment la fusion des langages corporels et la remise en question des normes sociales et sexuelles font du Lac des cygnes un espace de révolte.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
L’espace est ouvert, frontal : les danseurs s’adressent au public avec puissance, parfois avec provocation. Observez le temps morcelé, entre accélérations vives et pauses théâtrales, sur la musique de Philip Miller qui mêle percussions africaines, voix et citations d’Adolphe Adam.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Observez le flux éruptif, les gestes anguleux et percutants, le poids ancré : frappes au sol, torsions du torse et des hanches empruntées aux danses sud-africaines. Le genre est déconstruit : les hommes dansent sur pointes, les femmes mènent l’action.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
La chorégraphe confronte le ballet classique aux danses africaines. Observez comment le cygne n’est plus une créature idéalisée mais une figure blessée, insurgée, et comment le duo du prince et du cygne devient un acte de résistance, un amour interdit.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Le lac devient un territoire menacé, métaphore de la planète en péril. Observez les deux mondes musicaux : sur Tchaïkovski, envolées, portés suspendus, rondeur des bras ; sur la techno, rebonds secs, contractions, impacts. L’espace se resserre, les lignes se brisent.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode ouvre le cours : comment une œuvre peut-elle se réinventer sans se renier ? Écoutez-le avant l’activité 1.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode présente les codes de départ : le ballet romantique à travers Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode analyse la Giselle de Dada Masilo : ce que la chorégraphe garde du mythe et ce qu’elle déplace.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode analyse la Giselle de Mats Ek : comment le chorégraphe transforme l’écriture et le sens du ballet.
S'affranchir des codes académiques : Giselle et Le Lac des cygnes
Cet épisode analyse Le Lac des cygnes d’Angelin Preljocaj : comment le ballet devient une alerte sur l’état de la planète.
La danse entre narration et abstraction
La danse entre narration et abstraction
Le premier ballet romantique raconte une histoire entre le réel et le surnaturel. Observez Marie Taglioni sur pointes, son jeu de jambes rapide et les mouvements lents du buste et des bras. Repérez les étapes du schéma narratif : c’est la narration comme modèle structurant.
La danse entre narration et abstraction
Le personnage de Giselle traverse les époques, de Carlotta Grisi aux interprètes d’aujourd’hui, chacune apportant sa lecture. Observez comment cette scène sert le récit : la pantomime et la danse rendent lisibles la trahison et la folie. La danse est ici au service de l’histoire.
La danse entre narration et abstraction
Noureev recentre le récit sur le prince Siegfried, ses aspirations, sa frustration, sa folie. Observez la revalorisation de la danse masculine, avec des ensembles d’hommes dès le premier acte, et Rothbart doublé par Wolfgang, le tuteur du prince. Le récit devient psychologique.
La danse entre narration et abstraction
Partie 2 : du re-questionnement de la narration comme modèle structurant à une posture de refus.
La danse entre narration et abstraction
Plus d’histoire à suivre : Loïe Fuller utilise des voiles fluides et un éclairage nouveau pour créer des effets visuels. Observez son corps, tantôt visible, tantôt invisible, qui fusionne avec le costume et la lumière. La danse devient poésie visuelle du mouvement.
La danse entre narration et abstraction
Pour Cunningham, n’importe quel mouvement peut devenir de la danse, toute partie du corps peut être utilisée, n’importe quel danseur peut être soliste. Repérez le rôle du hasard dans la composition et l’indépendance de la danse, de la musique et du décor.
La danse entre narration et abstraction
Pas de récit ni de sens caché : Cunningham donne à voir le mouvement et son organisation dans l’espace et dans le temps. Observez comment tous les points de l’espace ont la même valeur, sans centre ni soliste unique. C’est au spectateur de construire son sens.
La danse entre narration et abstraction
Les Silver Clouds d’Andy Warhol flottent dans l’espace et modifient la perception des corps. Observez comment la danse, la musique et l’œuvre plastique, travaillées chacune de leur côté, se rencontrent sur scène sans qu’aucune ne domine l’autre.
La danse entre narration et abstraction
Cunningham filme la danse comme un objet visuel en soi, non comme un témoin du travail. Observez le passage du noir et blanc à la couleur et les différents lieux de tournage : aucune histoire, plus de fil conducteur, seulement le mouvement à regarder.
La danse entre narration et abstraction
Nikolais s’éloigne des narrations traditionnelles pour des concepts abstraits et universels. Observez comment lumière, son et costumes innovants transforment le corps du danseur en élément visuel abstrait dans l’espace : la danse existe sans récit.
La danse entre narration et abstraction
Nikolais fusionne éléments visuels, sonores et kinesthésiques. Observez comment la musique concrète, les éclairages avant-gardistes et l’utilisation du temps et de l’espace communiquent des idées abstraites : le corps devient forme dans l’espace, la danse ne raconte plus.
La danse entre narration et abstraction
Au début des années 1960, la Judson Church devient un lieu de création radicale pour Yvonne Rainer, Trisha Brown, Steve Paxton, Lucinda Childs. Observez une danse qui refuse les codes classiques et modernes et s’intéresse au mouvement à regarder en tant que tel.
La danse entre narration et abstraction
Un flux continu de mouvements ordinaires, sans musique dans la version filmée de 1978. Observez l’absence d’accent, de virtuosité et de récit : la danse se réduit au mouvement lui-même, en accord avec le refus du spectaculaire porté par la post-modern dance.
La danse entre narration et abstraction
En 1965, Yvonne Rainer publie le No Manifesto, douze refus adressés aux conventions du spectacle. Repérez dans ce document la danse qu’elle défend : sobre, sans effets, où le refus devient moteur de création et le corps un sujet en mouvement plutôt qu’un objet de consommation.
La danse entre narration et abstraction
Armée d’objets domestiques banals (bigoudis, essoreuse à salade), Lucinda Childs construit un solo ironique et minimal. Observez un corps privé de narration et de virtuosité, qui devient espace de réflexion sur les objets, les rôles et les normes.
La danse entre narration et abstraction
Une vingtaine d’activités humaines, sans début ni fin clairement identifiables. Observez les apparitions et disparitions de corps, les gestes quotidiens, les actions brèves : pas d’histoire continue, mais des fragments de vie qui laissent le spectateur construire le sens.
La danse entre narration et abstraction
Sans récit linéaire, le titre suggère le deuil. Observez les mouvements contorsionnés, les gestes répétitifs, les postures expressives qui évoquent la douleur et le désespoir : des émotions abstraites, ouvertes à l’interprétation de chaque spectateur, entre narration et abstraction.
La danse entre narration et abstraction
Jo Ann Endicott transmet Kontakthof de Pina Bausch. Observez les gestes des relations entre hommes et femmes, la marche et la déambulation, la répétition qui transforme le sens. Des situations humaines se dessinent sans qu’une histoire soit racontée.
La danse entre narration et abstraction
La pièce s’inspire des personnages de Samuel Beckett sans raconter d’histoire au sens conventionnel. Observez les gestes répétitifs, déconstruits, fragmentés, et l’absurde parfois comique : une narration implicite sur l’isolement, la vulnérabilité, la condition humaine.
La danse entre narration et abstraction
Pas de narration linéaire, mais des thèmes sociaux et politiques : conformité sociale, marginalisation, luttes de pouvoir. Observez les gestes déconstruits, répétitifs ou stylisés, et les interactions des danseurs, qui créent une atmosphère de tension et de confrontation.
La danse entre narration et abstraction
Un rituel collectif conduit au sacrifice de l’Élue, en robe rouge. Observez le sol de terre qui marque les corps à chaque chute, chaque course : le costume rend visibles l’effort, la peur, l’épuisement. Le récit est suggéré, le mouvement reste abstrait et intense.
Danse et costume
Danse et costume
Le costume habille-t-il le corps ou raconte-t-il déjà l’œuvre ? Du Lac des cygnes au Sacre de Pina Bausch et à May B, cet épisode montre que le costume peut sublimer le corps, révéler l’effort, dramatiser une situation ou faire apparaître une humanité fragile.
Danse et costume
Corps recouverts d’argile, visages blanchis, vêtements usés : observez comment le costume construit une image de l’humain fragile, maladroit et dérisoire. Il ne sert pas à embellir les danseurs, il révèle leur vulnérabilité. Une première approche du sujet.
Danse et costume
Le tutu blanc, les pointes et les ornements évoquant les plumes construisent une image de pureté, de légèreté et de virtuosité. Observez la fabrication : le costume identifie immédiatement le cygne et sublime le corps féminin selon les codes du ballet académique.
Danse et costume
Le costume identifie le personnage, organise la perception du groupe et sublime le corps de la danseuse. Observez comment décors et costumes sont pensés ensemble pour faire du corps dansant une figure idéalisée, éloignée du quotidien.
Danse et costume
Le costume peut-il inventer une autre manière de voir le corps ? Cet épisode met en regard deux visions : le tutu du Lac des cygnes, qui affirme un idéal classique de pureté, et les volumes géométriques du Ballet triadique d’Oskar Schlemmer.
Danse et costume
Le costume ne cherche plus à embellir le corps : il transforme la silhouette humaine en volume, en forme géométrique, en figure plastique. Observez comment mouvement, couleur, espace et forme se croisent : le danseur devient l’élément d’une composition abstraite.
Danse et costume
Le costume peut-il faire sentir ce que le corps traverse ? Avec Le Sacre de Pina Bausch, May B et Crucible, cet épisode montre comment le costume rend visibles l’effort, la peur, la fatigue, l’usure, la fragilité ou même la disparition du corps.
Danse et costume
Sur un sol recouvert de terre, chaque chute et chaque course laisse une trace. Observez les vêtements clairs des femmes, les torses exposés des hommes, puis la robe rouge de l’Élue : le costume révèle un corps exposé, fatigué, sali, sacrifié.
Danse et costume
Vêtements démodés, chaussures vieillies, sacs et valises évoquent l’errance, le départ, l’attente. Observez des personnages pauvres, fatigués, perdus, présentés non comme des danseurs virtuoses mais comme des êtres humains marqués par le temps.
Danse et costume
Le corps n’apparaît jamais entier : doigts, mains, jambes surgissent et disparaissent derrière un miroir. Observez comment lumière, couleurs, projections et reflets recomposent le danseur : le costume s’élargit au dispositif visuel et transforme le corps en illusion.
Danse et costume
Le costume peut-il critiquer notre manière de regarder les corps ? Avec Giselle de Mats Ek, Groosland, Trio A et Set and Reset, cet épisode montre comment le costume relit un ballet romantique, interroge les normes corporelles ou refuse le spectaculaire.
Danse et costume
Les costumes de Marie-Louise Ekman font basculer le deuxième acte dans l’univers psychiatrique : les Wilis ne sont plus des esprits blancs et vaporeux. Observez la nudité du prince : se dévêtir révèle ce que le vêtement portait comme signes sociaux et symboliques.
Danse et costume
Les costumes de Montserrat Casanova transforment les danseurs en personnages corpulents. Observez ces silhouettes amplifiées et arrondies, sur la musique de Bach : une image joyeuse, parfois burlesque, qui interroge les normes de minceur, de légèreté et de virtuosité.
Danse et costume
Costumes et conception visuelle de Robert Rauschenberg. Observez un vêtement proche du quotidien, sans ornement : le danseur n’est plus une figure héroïque ou glamour, mais un corps ordinaire engagé dans une action, observé pour elle-même.
Danse contemporaine et hip-hop
Danse contemporaine et hip-hop
« C’est une culture à part entière avec ses codes, avec son énergie, avec son histoire. » Écoutez comment le témoignage refuse l’étiquette de « danse urbaine » et présente le hip-hop comme une culture chorégraphique complète, capable de se structurer pour la scène.
Danse contemporaine et hip-hop
Le hip-hop n’est pas seulement une danse spectaculaire : c’est une culture, avec son rapport au sol, au groupe et au public. Cet épisode montre qu’il enrichit la création lorsqu’il devient écriture, dialogue interculturel et affirmation d’une identité artistique forte.
Danse contemporaine et hip-hop
Rapport au sol, ruptures, appuis inversés, virtuosité, précision rythmique, frontalité, puissance du groupe : cet épisode montre que le hip-hop apporte un langage autonome, devenu composition dans Récital, mémoire collective dans Douar, identité dans le krump.
Danse contemporaine et hip-hop
Six danseurs, un musicien, des violons suspendus au-dessus du plateau : le hip-hop entre dans l’univers du concert classique. Observez le décalage et l’humour, et comment la danse garde son énergie, sa virtuosité et ses appuis dans une écriture scénique structurée.
Danse contemporaine et hip-hop
La pièce interroge l’exil de la jeunesse des quartiers de France et d’Algérie. Observez les corps pris entre immobilité et déplacement, enfermement et désir d’ailleurs, et le groupe qui construit une mémoire collective : le hip-hop devient outil dramaturgique.
Danse contemporaine et hip-hop
Le krump, né à Los Angeles dans les années 1990, est une danse intense et codifiée. Dans un espace épuré, observez les appuis, les bras, les torses, les tensions, et la frontalité qui garde l’énergie du battle : le corps devient parole physique et affirmation identitaire.
Danse contemporaine et hip-hop
L’hybridation enrichit-elle le hip-hop ou risque-t-elle de l’effacer ? Avec Babelle heureuse, Sol Invictus et Nomad, cet épisode montre que l’hybridation n’est pas une simple addition de styles mais une rencontre de langages qui ne perd pas son identité.
Danse contemporaine et hip-hop
Un conte chorégraphique pour 21 interprètes, avec deux musiciens iraniens sur scène. Observez la scène-monde où plusieurs univers circulent : le hip-hop n’y est pas un numéro juxtaposé, son énergie et son rapport au rythme entrent dans une écriture du mélange.
Danse contemporaine et hip-hop
Un grand groupe d’interprètes venus de différents horizons mêle hip-hop, contemporain, ballet et acrobatie. Observez les circulations, les portés, les relais : les corps se soutiennent physiquement et la prouesse individuelle devient une image de solidarité.
Danse contemporaine et hip-hop
Une mosaïque inspirée du désert, espace instable et ouvert. Observez les groupes qui se forment et se déforment, et un corps hybride qui passe d’une qualité à l’autre : l’hybridation n’est pas un collage de styles, mais l’image d’une identité en mouvement.
Danse contemporaine et hip-hop
L’institution peut-elle accueillir le hip-hop sans le lisser ? Freestyle, battle, club, cercle, adresse directe au public : cet épisode montre ce que le hip-hop gagne en visibilité et ce qu’il risque de perdre en entrant dans les théâtres.
Danse contemporaine et hip-hop
« C’est hip-hop, c’est brut, ça sort comme ça sort. » Quatre danseuses racontent leur monde, le « game ». Écoutez celle qui dénonce la note d’intention exigée par le théâtre : l’institution accueille le hip-hop, mais lui demande de se traduire dans ses codes.
Danse contemporaine et hip-hop
Les danseuses de Paradox-Sal bousculent leurs acquis techniques et questionnent la féminité. Observez le passage du battle circulaire à une écriture frontale : la house gagne une visibilité, mais le spectateur ne participe plus comme dans un club, il regarde depuis la salle.
Danse contemporaine et hip-hop
Né dans les quartiers pauvres de Los Angeles, le krump transforme la rage en énergie dansée. Observez une violence apparente qui reste une émotion codifiée, partagée devant une communauté qui connaît les codes : la scène doit éviter de la réduire à une image de colère.
S'approprier les œuvres du passé
S'approprier les œuvres du passé
À partir des rythmes irréguliers de Stravinski, Nijinski invente un corps segmenté, articulé : les pieds marquent un frappé pendant que les bras, les mains ou la tête soulignent d’autres temps forts. Observez cette danse vouée aux rythmes, point de départ de toutes les relectures.
S'approprier les œuvres du passé
Béjart abandonne le livret d’origine : plus de sacrifice, mais l’histoire d’un couple. Observez les hommes à l’acte I, torses nus, à l’unisson, qui frappent le sol et s’affrontent dans une géométrie simple : une danse charnelle et puissante, portée par les forces du désir.
S'approprier les œuvres du passé
Partie 1 : les relectures du Sacre du printemps.
S'approprier les œuvres du passé
Le plateau est délimité par la terre déversée au sol. Observez comment elle agit sur les mouvements : elle donne une pesanteur terrestre et enregistre les traces du rituel brutal du sacrifice. C’est le corps matière, où la sensation du mouvement porte le propos.
S'approprier les œuvres du passé
Le Lac des cygnes, Petipa et Ivanov, 1895.
S'approprier les œuvres du passé
Observez le contraste entre les deux cygnes. Odette évolue dans un temps suspendu, au flux continu ; Odile danse sur un tempo vif, aux gestes tranchants. Partout, les danseurs gomment les appuis pour donner l’illusion d’un corps aérien, dans des lignes symétriques.
S'approprier les œuvres du passé
Ce solo a fait la célébrité d’Anna Pavlova et a fixé l’image de la ballerine en cygne. Observez la légèreté et la fragilité du corps : c’est cette image que Matthew Bourne cherche à effacer en confiant les cygnes à des hommes.
S'approprier les œuvres du passé
Observez l’espace fragmenté, asymétrique : les danseurs quittent les lignes géométriques du ballet classique pour des zones irrégulières de la scène. Le temps alterne lenteur et éclats saccadés, au rythme des tensions du prince. Le lac devient un espace mental.
S'approprier les œuvres du passé
Le corps emprunte au geste quotidien (marcher, s’asseoir, se relever, tendre la main) et le transforme par l’exagération et la répétition. Observez le poids terrien, les appuis francs, les chutes amorties : loin de l’apesanteur idéalisée de la version classique.
S'approprier les œuvres du passé
Les cygnes sont tous des hommes. Observez le flux nerveux, pulsé, les bras qui se contractent, frappent l’air, griffent, les descentes au sol violentes. Bourne voulait exprimer le côté violent des cygnes, loin de la ballerine qui glisse sur l’eau.
S'approprier les œuvres du passé
Observez l’opposition entre les scènes de cour, rigides, aux mouvements hachés et cadencés, et celles du rêve, plus vastes et libératrices. Le duo du prince et du cygne devient une scène d’amour et de lutte : peu de pantomime, tout passe par le regard et le contact.
S'approprier les œuvres du passé
L’espace est ouvert, frontal : les danseurs s’adressent au public avec puissance, parfois avec provocation. Observez le temps morcelé, entre accélérations vives et pauses théâtrales, sur la musique de Philip Miller qui mêle percussions africaines, voix et citations d’Adolphe Adam.
S'approprier les œuvres du passé
La danse africaine associée à la danse classique : un héritage assumé. Observez le flux éruptif, les gestes anguleux et percutants, le poids ancré, les frappes au sol. Le genre est déconstruit : les hommes dansent sur pointes, les femmes mènent l’action.
S'approprier les œuvres du passé
Le corps libre d’Isadora Duncan réagit à la contrainte du tutu et des pointes : elle danse pieds nus, en tunique, inspirée par la mythologie grecque. Observez l’improvisation, l’émotion et une musicalité interne : le corps se dilue dans un espace ouvert.
S'approprier les œuvres du passé
Cordages et harnais : Trisha Brown explore des situations gravitaires inhabituelles en faisant descendre un danseur le long d’un mur. Observez un geste quotidien, la marche, placé dans un contexte insolite, sans recherche d’esthétique : le rapport à la gravité devient le sujet.
S'approprier les œuvres du passé
« Combler le fossé entre l’art et la vie. » En travaillant sur un plateau en plein air, Anna Halprin supprime le cadre de la scène. Observez comment la danse naît de l’interaction avec le contexte naturel et avec les membres d’un groupe.
S'approprier les œuvres du passé
Dans la contact improvisation, les points de contact physique sont le départ du mouvement improvisé. Observez l’écoute et la confiance entre partenaires, qui adaptent leurs déplacements l’un à l’autre : les espaces intimes se confondent par des centres de gravité qui s’unissent.
S'approprier les œuvres du passé
Des capteurs placés sur le corps : les danseurs dialoguent avec leur propre image. Observez les académiques bleu brillant qui permettent de suivre précisément les mouvements ondulants, reproduits sur un écran à l’avant-scène. La technologie décompose le mouvement, le corps se détache des émotions.
S'approprier les œuvres du passé
Des points lumineux projetés sur un voile transparent et sur le tapis de sol enlacent les danseurs. Observez comment les images enrobent les corps, les surprennent, anticipent et suivent leurs mouvements : la scène devient un terrain de jeu entre êtres réels et illusions.
S'approprier les œuvres du passé
Le plateau mouvant change la perception du poids du corps et de son équilibre. Observez les tensions, la manière dont les interprètes défient la gravité et jouent avec les rapports de force : le cadre scénique lui-même devient source d’écriture.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Rendue possible par les pointes, l’élévation permet d’invoquer des êtres surnaturels : « l’étoile n’appartient plus à la terre ». Observez Marie Taglioni, son jeu de jambes rapide, la lenteur du buste et des bras : le corps gracieux devient la référence d’un corps idéal.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Giselle incarne l’innocence et la pureté des héroïnes romantiques : ports de bras fluides, arabesques aériennes, corps presque flottant. Observez comment, même dans la folie et la mort, le corps reste gracieux : c’est ce modèle que le XXe siècle va bousculer.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Nijinski abandonne la danse académique pour le geste stylisé. Observez les angles, les profils, les déplacements latéraux dans un espace sans profondeur, et l’animalité du faune soulignée par le costume et le maquillage : une gestuelle anguleuse qui fit scandale en 1912.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Le 29 mai 1912, le ballet provoque un chahut au Châtelet : le Figaro dénonce son « impudeur », Rodin défend sa modernité. Comparez les interprétations : mouvements anguleux, saccadés, presque « cubistes », qui rompent avec le corps gracieux du ballet.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Le plateau est délimité par la terre déversée au sol. Observez comment elle donne une pesanteur terrestre aux corps et enregistre les traces du rituel du sacrifice : un corps qui s’épuise et se salit, à l’opposé du corps gracieux et idéal.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Dix interprètes grimés d’argile, à l’aspect sale, malade, loqueteux, inspirés des textes de Samuel Beckett. Observez une pièce presque muette, à l’exception d’une réplique et de quelques onomatopées : le corps disgracieux rompt avec le modèle conventionnel.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Sous de volumineux costumes de mousse et de caoutchouc, les danseurs deviennent des personnages à la Botero, sur les concertos brandebourgeois de Bach. Observez une chair joyeuse : Maguy Marin reformule, à l’envers du classique, un idéal des corps sans hiérarchie ni éther.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
« Non au spectacle… Non aux transformations, à la magie et au faux-semblant. » Observez la prestation pragmatique et le vocabulaire piéton d’Yvonne Rainer : un corps qui ne cherche ni grâce ni virtuosité, devenu un classique radical.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Comme Philip Glass, Lucinda Childs procède par répétitions et variations infimes. Observez les parcours géométriques complexes, les lignes et les courbes rapides, et le film de Sol LeWitt projeté sur un écran de gaze : « le décor, c’est les danseurs ».
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Cunningham filme la danse comme un objet visuel en soi, non comme un témoin du travail. Observez le passage du noir et blanc à la couleur et les différents lieux de tournage : aucune histoire, plus de fil conducteur, seulement le mouvement à regarder.
Les valeurs esthétiques de la danse au XXe siècle
Trisha Brown rejette les conventions scéniques et l’enjeu de la représentation. Dans la lignée de Cunningham et d’Anna Halprin, entre structure et improvisation, observez un corps en mouvement qui ne cherche pas la beauté conventionnelle : une autre manière d’être un corps dansant.
La danse et les échanges interculturels
La danse et les échanges interculturels
Comment les échanges interculturels transforment-ils l’écriture chorégraphique ? Avec Zero Degrees, Swan Lake de Masilo, Nomad et Éloge du puissant royaume, cet épisode pose les bases : reconnaître la diversité des styles, comprendre les langages hybrides, percevoir les tensions éthiques.
La danse et les échanges interculturels
Cinq danseurs incarnent des Muxes, troisième genre reconnu dans la culture zapotèque au Mexique, en costumes traditionnels, avec des gestes empreints de féminité. Observez et demandez-vous : hommage à une communauté ou exotisation d’éléments culturels détachés de leur contexte ?
La danse et les échanges interculturels
Chaque danse possède une grammaire, une mémoire, un rapport au corps, à l’espace, au rythme et à la communauté. Du classique au néoclassique, des traditions africaines aux danses urbaines, cet épisode montre comment les styles affirment leurs codes.
La danse et les échanges interculturels
Avec Apollo, Balanchine s’appuie sur la technique classique mais l’épure. Observez la verticalité, l’alignement et les positions conservés, débarrassés des ornements : bras linéaires, gestes directs, costumes minimalistes, pas de décor superflu. C’est le passage au néoclassique.
La danse et les échanges interculturels
En répétition, observez la codification du vocabulaire classique : positions, en-dehors, ports de bras précis, élévation, virtuosité. Chaque mouvement a son nom et sa fonction ; Balanchine en garde la rigueur tout en simplifiant l’écriture.
La danse et les échanges interculturels
Gervais Tomadiatunga puise dans les danses traditionnelles congolaises pour construire un langage personnel et engagé. Observez les mouvements ancrés au sol, les frappes de pieds qui dialoguent avec la terre, les percussions corporelles : le corps devient langage chargé de sens.
La danse et les échanges interculturels
Le break n’est pas une pratique anarchique : il a ses juges, ses critères et ses fondamentaux. Repérez le top rock debout, le footwork au sol, les freezes figés et les power moves acrobatiques : une danse à la fois technique, expressive et codifiée.
La danse et les échanges interculturels
Le krump a son vocabulaire : stomp (frappe des pieds), chest pop (impulsions du torse), arm swing (mouvements amples des bras). Observez une danse expressive et percussive qui dit la rage, la douleur et l’espoir, dans un style codifié mais libéré.
La danse et les échanges interculturels
L’écriture hybride ne relève ni du collage ni de la citation décorative. Avec Zero Degrees, Swan Lake de Masilo et Nomad, cet épisode montre comment des différences qui restent vivantes produisent un langage chorégraphique nouveau.
La danse et les échanges interculturels
Le kathak d’Akram Khan (frappes au sol, bras circulaires, précision) croise la fluidité et les ondulations de Sidi Larbi Cherkaoui. Observez les moments où ils échangent leurs langages et le cercle des gestes où leurs bras s’entrelacent : un métissage fondé sur le respect.
La danse et les échanges interculturels
Masilo reprend les codes du ballet (cygnes, tutus blancs, musique de Tchaïkovski) et les détourne : pieds nus, frappes de pieds, isolations, sauts terriens. Observez comment les pas classiques apparaissent puis sont transformés par une énergie plus brute : une culture africaine qui dialogue avec l’héritage européen.
La danse et les échanges interculturels
Inspiré des peuples du désert, Nomad évoque caravanes et errances par des marches rythmées et des courses circulaires. Observez les portés qui disent l’entraide, et la fusion des ondulations orientales, des arts martiaux et du contemporain, sans perte des spécificités.
La danse et les échanges interculturels
Avec Ceremony of Us, Xenos, Sous les fleurs et SLĀV, cet épisode montre que l’intégration des diversités culturelles soulève des questions de légitimité, de contexte, de mémoire, de représentation et de responsabilité artistique.
La danse et les échanges interculturels
En 1981, Anna Halprin crée une danse rituelle collective pour la paix et la guérison. Observez les participants qui courent ou marchent en cercles concentriques, comme un mandala vivant. Mais questionnez aussi l’emprunt de formes rituelles autochtones sans les communautés concernées.
La danse et les échanges interculturels
En 1969, quatre ans après les émeutes de Watts, Anna Halprin réunit sa compagnie de danseurs blancs et les artistes afro-américains du Studio Watts. Observez l’improvisation, les rituels et les jeux de rôle : une tentative de réconciliation raciale, entre utopie et controverse.
La danse et les échanges interculturels
Akram Khan revisite l’histoire des soldats indiens enrôlés dans la Première Guerre mondiale. Observez les frappes de pieds du kathak mêlées à la gestuelle contemporaine, et demandez-vous si elles gardent leur sens ou deviennent de simples motifs esthétiques.
La danse et les autres arts
La danse et les autres arts
De La Belle au bois dormant à Minutiae et It’s a Draw, cet épisode présente trois grands types de dialogue entre la danse et les autres arts : les arts au service de la danse, les arts juxtaposés, les arts devenus partenaires de création.
La danse et les autres arts
La danse ne se déroule pas devant un dessin : elle le fabrique. Observez le corps qui frotte, appuie, glisse sur le support, et comment le geste se transforme pour tracer. Le spectateur assiste à la fois à une performance et à la naissance d’une œuvre plastique.
La danse et les autres arts
Musique, livret, décor, costume et scénographie servent la lisibilité chorégraphique. Avec La Belle au bois dormant, Giselle et Le Lac des cygnes, cet épisode montre comment les autres arts construisent l’illusion et guident l’émotion du spectateur.
La danse et les autres arts
Le conte de Perrault donne une structure claire : naissance d’Aurore, malédiction de Carabosse, Fée des Lilas, sommeil, réveil. Observez comment la musique de Tchaïkovski, les costumes et les décors organisent la valse et les ensembles : les autres arts restent au service de la danse.
La danse et les autres arts
Amour, trahison, folie, mort, monde surnaturel, pardon : le livret guide l’émotion. Observez l’opposition entre le monde villageois de l’acte I et l’univers nocturne des Wilis, soutenue par la musique d’Adolphe Adam et la pantomime : tout sert la lisibilité du récit.
La danse et les autres arts
La musique de Tchaïkovski accompagne les contrastes : lyrisme d’Odette, séduction d’Odile, menace de Rothbart, atmosphère nocturne du lac. Observez comment costumes, décor et corps de ballet convergent pour fabriquer l’illusion d’un monde enchanté.
La danse et les autres arts
Que se passe-t-il quand les arts partagent la scène sans se soumettre les uns aux autres ? Avec Root of an Unfocus, Minutiae et Trio A, cet épisode montre une coexistence sans hiérarchie où le spectateur construit lui-même les liens.
La danse et les autres arts
Cunningham, Cage et Rauschenberg travaillent chacun de leur côté avant de réunir leurs éléments. Observez l’objet de Rauschenberg : il ne représente aucun lieu, il partage l’espace avec la danse. Les danseurs circulent avec lui sans l’illustrer : c’est une coexistence.
La danse et les autres arts
Pas de décor spectaculaire, pas de narration, pas de personnage, pas de climax : une séquence de mouvements quotidiens en flux continu, silencieuse dans le film de 1978. Observez une danse qui se retire des effets scéniques pour affirmer son autonomie : un corps, des actions, une continuité.
La danse et les autres arts
Le texte, le dessin ou l’image numérique ne sont plus au service de la danse : ils transforment son écriture. Avec May B, It’s a Draw et Pixel, cet épisode montre la littérature devenue corps, le mouvement devenu trace, l’image qui transforme l’espace.
La danse et les autres arts
Maguy Marin ne raconte pas une pièce de Beckett : elle transpose son univers en corps, en souffles, en sons et en déplacements. Observez les corps qui errent, attendent, hésitent, recommencent : l’écriture de Beckett change la manière de bouger, de respirer et de marcher.
La danse et les autres arts
Points, lignes, flux et illusions de profondeur transforment le plateau. Dans les coulisses, observez comment Mourad Merzouki, Adrien Mondot et Claire Bardainne font de l’image numérique un partenaire : le sol semble glisser, l’espace se creuser, et les danseurs composent avec lui.
Danse et arts plastiques
Danse et arts plastiques
Peinture, dessin, costume, décor, trace, performance : de Giselle à It’s a Draw et The Artist is Present, cet épisode montre que les arts plastiques peuvent encadrer la danse, l’inspirer ou devenir une matière directe de composition chorégraphique.
Danse et arts plastiques
Tutus vaporeux, gaze blanche, tulle, tarlatane : le second acte bascule dans l’univers nocturne et forestier des Wilis. Observez comment décor, costume et lumière font passer le spectateur du village à la forêt, de la vie à la mort, du réel au surnaturel.
Danse et arts plastiques
Décor, costume, lumière, couleur et formes scéniques font entrer le spectateur dans un monde. Avec Giselle, Le Lac des cygnes, Parade et le Ballet triadique, cet épisode montre comment les arts plastiques créent une fiction, une image collective ou une rupture visuelle.
Danse et arts plastiques
Trois danseurs, dix-huit costumes, douze chorégraphies. Observez une scène pensée comme un tableau architectural en mouvement, sans récit : formes, couleurs et volumes organisent l’espace, et le costume transforme le danseur lui-même en volume mobile.
Danse et arts plastiques
La danse ne se contente plus d’être encadrée par les arts plastiques : elle pense avec eux. Avec Henriette & Matisse, Lamentation et les Events de Cunningham, la peinture devient mouvement, le tissu sculpture vivante, le musée espace chorégraphique.
Danse et arts plastiques
Une danse presque entièrement assise, l’interprète enfermée dans un tube de jersey violet. Observez comment le corps étire, tend, déforme le tissu : les diagonales et les tensions créent une sculpture mouvante de la douleur. Le costume devient partenaire plastique.
Danse et arts plastiques
Un Event assemble des danses complètes et des extraits du répertoire, arrangés pour un lieu précis. Observez la danse dans l’espace du musée : le visiteur circule, choisit son point de vue, voit les corps en relation avec l’architecture et les œuvres.
Danse et arts plastiques
La lumière, le miroir, la sculpture flottante ou le dessin ne sont plus extérieurs à la danse : ils participent à son écriture. Avec Crucible, RainForest et It’s a Draw, la danse devient image, sculpture, installation ou dessin.
Danse et arts plastiques
Nikolais signe aussi les lumières et le son. Observez le miroir qui fait apparaître et disparaître doigts, mains, avant-bras, jambes, transformés par les couleurs et les projections : un dispositif optique qui fabrique des fragments et une danse-tableau.
Danse et arts plastiques
Les Silver Clouds d’Andy Warhol, coussins de Mylar gonflés à l’hélium, flottent librement sur la musique de David Tudor. Observez un espace instable et imprévisible : les objets réagissent à l’air et aux passages des danseurs, la scène devient cohabitation entre corps et sculpture.
La danse et les défis écologiques
La danse et les défis écologiques
Les détritus s’accumulent insensiblement tandis que des personnages poursuivent leurs activités, inconscients. Observez les souffleries au vacarme infernal et le capharnaüm qui envahit la scène : un miroir de notre propre réalité, qui oblige le spectateur à s’interroger sur son rôle.
La danse et les défis écologiques
Pour Isadora Duncan, la source de l’art de la danse est l’étude des mouvements de la nature. Observez l’ondoiement du corps : le mouvement des vagues, des arbres sous le vent, du vol des oiseaux, qu’elle voit comme la loi de tout mouvement libre.
La danse et les défis écologiques
Les danseurs évoluent sur une scène couverte de terre, filtrée avant chaque représentation pour n’être ni trop sèche ni trop mouillée. Observez des mouvements parfois violents, parfois désespérés, qui disent les cycles naturels de vie, de mort et de renaissance.
La danse et les défis écologiques
La scène est couverte de milliers d’œillets. Observez les danseurs qui se déplacent parmi les fleurs, avec précaution ou avec brusquerie : un contraste saisissant entre la beauté de la nature et sa fragilité face à l’intervention humaine.
La danse et les défis écologiques
Le plateau devient piscine : les danseurs se lancent de grands seaux d’eau, nagent, plongent, éclaboussent. Observez les habits qui collent au corps et l’eau qui fait obstacle tout en créant de nouvelles sensations : « l’eau a sa propre force et fait ce qu’elle veut ».
La danse et les défis écologiques
Chez Pina Bausch, la nature n’est pas un décor : terre, eau, fleurs, neige deviennent protagonistes. Observez comment le corps en mouvement dit à la fois la beauté et la vulnérabilité du monde naturel : la danse devient un cri d’alarme.
La danse et les défis écologiques
Un conte écologique, cri d’alarme adressé aux adultes par quatorze danseurs de 7 à 13 ans du groupe Grenade. Le titre vient d’un arbre millénaire sacrifié par le réchauffement climatique. Observez le métissage des styles : hip-hop, contemporain, danses indienne, africaine, orientale.
La danse et les défis écologiques
Le rituel commence souvent par une marche collective. Écoutez Anna Halprin : chacun ressent physiquement son appartenance à un tout plus vaste. Observez comment la danse rassemble des personnes de tous horizons autour d’un objectif commun, le soin de la planète.
La danse et les défis écologiques
Avec Parades & Changes, replays (2008), Anne Collod réactive en dialogue avec Anna Halprin une œuvre de 1965, fondée sur l’improvisation, la performance, les gestes quotidiens et une structure flexible. Observez comment une œuvre ouverte peut être rejouée et transmise.
La danse et les défis écologiques
Le documentaire de David Mambouch suit le parcours de Maguy Marin. Repérez ce qui éclaire Umwelt : une mise en scène sobre et efficace qui confronte le public à des images choquantes pour éveiller une prise de responsabilité collective.
La danse et les défis écologiques
Akram Khan mêle tradition et modernité autour de la lutte et de la spiritualité. Observez le lien entre corps et nature, que sa Jungle Book reimagined rendra explicite : « Nous nous sommes crus les propriétaires de la terre mais nous n’en sommes que les invités ».
La danse et les défis écologiques
Des scènes chaotiques et apocalyptiques, une fumée dense qui envahit par moments le plateau et suggère la pollution. Observez comment Hofesh Shechter traduit dans le mouvement la fragilité de l’existence humaine et la tension entre espoir et désespoir.
La danse et les défis écologiques
L’eau, ressource vitale menacée, est la métaphore centrale de la pièce. Observez les gobelets en plastique remplis d’eau qui composent la scénographie : un objet quotidien devient symbole de la consommation et du gaspillage, autour duquel les danseurs composent.
La danse et le discours politique
La danse et le discours politique
La danse ne devient pas politique seulement quand elle dénonce : elle peut servir un pouvoir, refuser des normes ou faire apparaître des violences. Du Ballet royal de la Nuit à La Table verte, cet épisode montre comment elle glorifie, conteste ou dénonce une organisation du monde.
La danse et le discours politique
Après la Fronde, le jeune Louis XIV danse le Soleil levant. Observez la progression de la nuit, aux figures inquiétantes, vers l’arrivée du Soleil, et le costume d’or et de rayons : le roi apparaît comme celui qui ramène l’ordre. La danse construit une image politique.
La danse et le discours politique
Le mouvement choral de Laban met en scène des groupes nombreux. Observez comment une masse de corps organisés produit une image d’unité, d’ordre et de cohésion, une image qu’un régime autoritaire peut récupérer : associé aux Jeux de Berlin de 1936, Laban est ensuite désavoué par Goebbels.
La danse et le discours politique
Le régime nazi surveille, récupère ou rejette les arts modernes. Repérez ce que ce contexte fait à une danse comme celle de Mary Wigman, qui explore des états intérieurs, des forces sombres, des gestes rituels, loin de la grâce et de la narration lisible.
La danse et le discours politique
La danse peut être politique par sa forme : refuser la virtuosité, déplacer l’espace, affirmer un corps marginalisé. Avec le No Manifesto, Trio A, Trisha Brown et le krump, cet épisode interroge quel corps mérite d’être vu et quel espace peut devenir scène.
La danse et le discours politique
Trois interprètes exécutent la même séquence deux fois, sans unisson. Observez un dispositif sobre, sans décor ni costume imposant, un corps montré presque sans médiation : le refus du spectacle, de la virtuosité et de la séduction devient une position politique.
La danse et le discours politique
Un danseur en vêtements de ville marche le long d’un mur, retenu par un harnais : le mur devient sol. Observez comment le plateau disparaît et comment la pièce pose une question politique : qu’est-ce qui suffit pour qu’il y ait danse ?
La danse et le discours politique
Né dans les ghettos californiens, le krump demande à la fois maîtrise des émotions et forte expression de soi. Observez les mouvements explosifs et saccadés, le cercle et la communauté qui soutiennent ou défient : un corps marginalisé prend la parole et occupe l’espace.
La danse et le discours politique
La danse peut dénoncer la guerre, critiquer les violences sociales, interroger le racisme, réactiver une mémoire ou créer une expérience collective. De La Table verte à Planetary Dance, cet épisode montre comment elle tente de transformer symboliquement le monde.
La danse et le discours politique
Premier prix du Concours international de chorégraphie de Paris en 1932. Observez la table des négociations, les gestes stylisés et répétitifs des diplomates, comme un jeu absurde et mécanique : la guerre est produite par des décisions prises loin des corps qui vont souffrir.
La danse et le discours politique
Un solo d’Albert Ibokwe Khoza traversé par le racisme, l’homophobie et le chômage de l’Afrique du Sud post-apartheid. Observez une scène saturée d’images, de costumes, de paroles et d’adresses directes : un corps situé, excessif, impossible à neutraliser.
La danse et le discours politique
Écoutez Maguy Marin sur l’implication politique de l’art contemporain. Avec Deux mille vingt trois, elle pose une question essentielle : lorsque le politique devient très urgent, quand les mots, les images et les objets prennent toute la place, la danse peut-elle encore rester danse ?
La danse et le discours politique
Deux mille vingt trois accumule noms, textes, objets et signes politiques, jusqu’à un mur portant les noms d’Arnault, Musk ou Trump, avant son effondrement. Observez une frontalité critique sans fiction : un état des lieux du présent où le discours déborde la danse.
La danse et le discours politique
Pour Ceremony of Us, Anna Halprin réunit les danseurs blancs de San Francisco et les danseurs noirs de Watts. Observez le processus : ateliers, exercices, temps de recherche. Le politique est d’abord dans le fait de créer ensemble, la danse devient un laboratoire social.
La danse et le discours politique
L’œuvre de 1965 a longtemps été interdite aux États-Unis pour sa nudité. Observez comment Anne Collod la réactive, avec l’improvisation et les actions quotidiennes : reprendre une œuvre radicale, c’est refuser que sa puissance critique soit neutralisée par l’oubli.
La danse et le discours politique
Plus de séparation entre interprètes et spectateurs : le cercle, la course, la marche, le rythme et l’intention collective construisent l’œuvre. Observez une danse qui n’est plus seulement regardée mais partagée, un rituel pour la paix et la communauté.
La place du spectateur
La place du spectateur
Depuis le début du XXe siècle, les chorégraphes déplacent aussi la place du public. Du gala de l’Opéra de Paris à Planetary Dance et Umwelt, cet épisode montre un spectateur tour à tour observateur, participant ou confronté : la relation au public fait partie de l’écriture.
La place du spectateur
Distance, illusion, narration, admiration du corps dansant : avec Le Lac des cygnes, Giselle et Le Parc, cet épisode montre que le spectateur traditionnel n’est pas passif. Il observe, ressent, comprend et se laisse guider ; avec Le Parc, son regard devient plus analytique.
La place du spectateur
Le spectateur n’entre pas dans la danse : il la regarde depuis la salle. Observez comment le lac, le palais, la nuit et les cygnes construisent une fiction séparée du monde réel, offerte comme une illusion à admirer, autour d’un corps classique idéalisé.
La place du spectateur
Amour, trahison, folie, mort, Wilis, pardon : le spectateur suit une histoire fortement construite. Observez comment le passage du monde villageois au monde surnaturel oriente son regard et son émotion : il ne choisit pas son parcours, la dramaturgie le guide.
La place du spectateur
Créé pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Le Parc s’appuie sur les codes amoureux des XVIIe et XVIIIe siècles. Le spectateur reste assis face à la scène, mais observez ce qu’il regarde : des comportements d’attente, d’approche et de recul, les stratégies du désir.
La place du spectateur
Le spectateur construit son regard, redéfinit ses repères, partage l’espace ou participe. Avec les Events, Man Walking Down the Side of a Building, Planetary Dance et Parades & Changes, cet épisode montre que choisir, relier et interpréter rendent aussi le spectateur actif.
La place du spectateur
Un Event assemble des danses complètes, des extraits et de nouvelles séquences, arrangés pour un lieu. Sans début ni fin à suivre comme dans une histoire, observez comment le spectateur doit organiser lui-même son regard dans une composition ouverte.
La place du spectateur
Un interprète marche à un angle de 90 degrés le long d’un bâtiment de SoHo, en vêtements de ville, retenu par des cordes et un harnais. Observez comment un espace architectural ordinaire devient lieu de danse : le cadre habituel disparaît et le regard du spectateur est déplacé.
La place du spectateur
Deux manières de déplacer le spectateur : la participation à un rituel collectif dans Planetary Dance, la rencontre d’une œuvre ouverte dans Parades & Changes, faite d’improvisation, de gestes quotidiens et d’une structure flexible. Observez le spectateur qui partage l’espace.
La place du spectateur
Certains chorégraphes ne cherchent plus à plaire mais à provoquer un choc, une frustration, une prise de conscience. Avec Le Sacre de Nijinski, Umwelt et 3S, cet épisode montre un spectateur dérangé, frustré ou responsabilisé.
La place du spectateur
Une reconstitution de 2009 de la création du 29 mai 1913, à distinguer du document historique. Observez la salle bouleversée, au bord de l’émeute : un public qui attend beauté, grâce et harmonie se heurte à une modernité brutale. La relation au spectateur devient conflit.
La place du spectateur
Face à la scène, le spectateur ne reçoit ni histoire ni émerveillement : une vingtaine d’activités humaines, des apparitions et disparitions de corps, des gestes quotidiens répétés. Cris, demandes de remboursement : Maguy Marin refuse le « produit artistique » attendu pour interpeller.
La place du spectateur
Trois solos, trois territoires : l’Australie, le Japon, la Colombie, et trois blessures, la déforestation, le nucléaire, la guerre. Observez comment ces corps solitaires relient l’intime au politique : « When the planet is in pain, we are in pain ». Le spectateur est responsabilisé.
La place du spectateur
Pour aller plus loin : un spectateur immergé.




































































































































































































































































































